Dakar, 11 août (SL-INFO)-L’Office national de lutte contre la Corruption (OFNAC) poursuit son travail de clarification et de suivi des obligations de transparence. Dans son dernier document officiel portant sur les assujettis rattachés à la Présidence de la République et aux organismes sous tutelle, l’organe de contrôle a dressé une liste nominative des responsables qualifiés de défaillants pour n’avoir pas encore déposé leur déclaration de patrimoine.
Cette publication met en lumière des retards de conformité au plus haut sommet de l’État, touchant aussi bien le cabinet présidentiel direct que plusieurs directions stratégiques du secteur parapublic.
Des figures du cabinet présidentiel et des agences stratégiques sur la liste
Parmi les personnalités nommées par décret à la Présidence de la République figurant dans ce registre de défaillance, on retrouve Fatou Isidora Mara, représentante personnelle du chef de l’État auprès de la Francophonie, l’envoyé spécial Abdoulaye Bathily, ainsi que Mamadou Ndiaye, chef du service du protocole présidentiel.
Le document mentionne également des responsables administratifs et financiers issus d’organismes de régulation et de contrôle stratégiques. Sont ainsi indexés des cadres de la Commission de Protection des Données personnelles (CDP), du Comité national de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (CN-ITIE) et de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP).

Le périmètre de défaillance s’étend au secteur parapublic et aux agences de développement. L’APIX-SA y apparaît avec des manquements signalés au niveau de sa direction générale adjointe et de sa direction administrative et financière. Des postes de direction financière ou comptable sont également répertoriés au Fonds Souverain d’Investissements Stratégiques (FONSIS), à la SOGEPA, ou encore à la Haute Autorité chargée de la Sécurité maritime (HASSMAR).
Le document mentionne enfin des responsables du Centre des Hautes études de Défense et de Sécurité (CHEDS), de l’intendance et du service financier du Palais, ainsi que des structures comme la DER/FJ et le Haut Conseil du Dialogue social, pour lesquels des délais de régularisation sont formellement rappelés. À travers cette publication, l’OFNAC rappelle que l’exigence de redevabilité s’impose à l’ensemble des serviteurs de l’État, sans exception.
