Dakar, 21 sept (SL-INFO) – À chaque approche de la rentrée scolaire, le secteur éducatif privé se transforme en un véritable rouleau compresseur financier pour des milliers de familles. Entre l’explosion injustifiée des frais d’inscription, l’augmentation mécanique des mensualités de 5 000 FCFA ou plus et le monopole abusif sur la vente des tenues et fournitures, les établissements privés imposent une dictature tarifaire en toute liberté.
Dans tous les quartiers et à chaque coin de rue au Sénégal, des écoles dites privées prolifèrent sans aucun contrôle préalable rigoureux. Pourtant, derrière des tarifs devenus hors de portée, la réalité reste désastreuse, aucune amélioration de la qualité pédagogique, des corps enseignants sous-payés et précarisés, et des bâtiments souvent inadaptés parfois pour l’accueil des enfants. Ce modèle commercial réduit l’éducation à une simple marchandise et transforme l’accès au savoir en un lucratif réseau d’exploitation des ménages.
Sur les réseaux sociaux, des parents d’élèves expriment leur vive colère face à ces pratiques abusives. Les usagers qualifient cette situation de véritable cauchemar financier et d’escroquerie organisée face à des hausses tarifaires appliquées chaque année sans aucune justification économique ou matérielle valable.
« Stop à la cherté des écoles privées.
Les frais des écoles privées deviennent trop chers pour beaucoup de familles. À chaque rentrée, les parents doivent se battre pour pouvoir assurer la scolarité de leurs enfants. L’État doit mieux encadrer les prix et protéger les parents. L’éducation ne doit pas être un luxe. C’est un droit et un service d’intérêt public. Il faut aussi comprendre, dans certaines écoles publiques, les classes sont pléthoriques et peuvent approcher 100 élèves. Face à ces conditions, certains parents se tournent vers le privé, malgré des frais qu’ils ont du mal à supporter », lit-on sur un poste publié sur Facebook.
« Le véritable problème c’est de revoir la qualité de l’enseignement dans le public bouko deffer niou yobou no enfants labas mou j’ai 2 inscription kou ek 80 mil école misco Thiès mensualités 16500 fournitures 36250 pour classe de CE1 le fait que les enfants on de très bonne note machala momafa bayi et puis il on tous le niveau cfee 100% bfem 100% motakh on est toujours labas b guiss lenene l’éducation de nos enfants est un investissement », renchérie une autre.
« Préscolaire et primaire sont plus chers que les inscriptions en masters », en ajoute un autre parent.
« Le mois d’octobre est devenu la phobie de tout parent », lance ce dernier.
Face à cette marchandisation de l’enseignement assimilable à un racket institutionnalisé, l’État, le ministère de l’Éducation nationale et les services de contrôle font preuve d’une passivité qualifiée de complice par les citoyens. Les parents interrogent le silence des autorités administratives et des Inspections d’académie. Alors que des régulations sont adoptées pour plafonner les loyers et les prix des denrées de première nécessité, l’enseignement privé est totalement abandonné à la loi du profit. L’absence de barème homologué laisse les promoteurs dicter leurs propres règles, transformant ce qui doit être un service public délégué en un véritable cancer social.

