Dakar, 7 oct (SL-INFO) – ​Pour son baptême du feu avec les Lions, le nouveau sélectionneur a eu droit à une trêve de 3 semaines. Face au Mozambique (1-1) et à l’Éthiopie (1-0) en qualifications de la CAN 2027, puis aux Comores (1-0) en amical, le technicien français a testé plusieurs joueurs. Sur les 28 convoqués (le 29e, Ismaïla Sarr, a été absent toute la trêve), 25 ont été utilisés durant les 3 parties. Hormis les deux autres gardiens (Demba Thiam et Mamour Ndiaye), Arouna Sangante a été le seul joueur de champ à ne pas disputer la moindre minute. Voici les tops et les flops de cette fenêtre internationale.

​Les tops

​Idrissa Gana Guèye

​Il n’a certes plus rien à prouver, mais à 37 ans, transféré cet été en Arabie saoudite et avec l’émergence des jeunes, « Gana » avait tout à perdre lors de ce rassemblement. Malgré tout, le doyen de la sélection en est ressorti renforcé. Après deux entrées en jeu plus ou moins sombres face au Mozambique et à l’Éthiopie, il a éclaboussé le match face aux Comores de son talent d’organisateur et de récupérateur. Rampe de lancement des Lions, il a fluidifié et aéré le jeu par ses passes, ses déplacements et son intelligence de jeu.

​Remplacé sous l’ovation du public, il a peut-être sécurisé sa place de titulaire en sentinelle pour les mois à venir.

​Bara Sapoko Ndiaye

​Considéré comme une promesse il y a encore quelques mois, le joueur de 18 ans pourrait finalement être le facteur X de l’entrejeu des Lions. Entré en jeu face à l’Éthiopie puis titulaire face aux Comores, Bara Sapoko Ndiaye a été l’un des meilleurs. Au Vélodrome, sa facilité technique a été un atout dans la possession du ballon et son activité incessante déterminante dans le contre-pressing. Le seul but sénégalais face aux Comores vient d’ailleurs de sa récupération du ballon dans la moitié adverse.

​Bara Ndiaye a également cette faculté d’accélérer le jeu à chaque touche. Ses prises de balle et ses courses ont plusieurs fois déstabilisé ses adversaires.

​Nicolas Jackson

​Sur les pelouses difficiles du Mozambique et de l’Éthiopie, l’attaquant a sorti des prestations solides lors des qualifications. Buteur lors du premier match, il s’est démené sur le front de l’attaque pour offrir des situations à ses coéquipiers. Sur la deuxième rencontre, sa percée attire les défenseurs centraux, avant qu’il ne décale Ibrahim Mbaye dans le bon timing pour le but de la victoire. Dans le jeu, il a été un appui pour ses coéquipiers dans le jeu court et a également proposé des solutions dans le jeu long, avec des appels dans le dos de la défense. Au Vélodrome, il a été laissé au repos par le sélectionneur Patrick Vieira.

​Les flops

​El Hadji Malick Diouf

​Le latéral gauche est loin de son niveau de la CAN 2025. Face au Mozambique, Diouf a très peu proposé sur son couloir. Attendu au tournant face à l’Éthiopie, il passe complètement à côté. Peu influent dans le jeu et pas en réussite dans ses initiatives, il perd plusieurs ballons durant les deux parties (26 au total), dont certains qui ont fini en occasion de but pour l’adversaire. Remplacé par Nobel Mendy face aux Comores, les Lions ont retrouvé plus de cohérence et de combinaisons sur le côté gauche.

​Lamine Camara

​Face au Mozambique puis à l’Éthiopie, Patrick Vieira lui a donné les clés du jeu. Positionné en meneur de jeu reculé, Lamine Camara était attendu comme le dépositaire du jeu sénégalais. Sur les 4 mi-temps jouées, il n’en a réussi qu’une. Peut-être gêné par la pelouse, en piteux état à Maputo comme à Addis-Abeba, le Monégasque n’a pas réussi à réellement impacter le jeu des Lions. Disponible, certes, Camara a cependant eu du mal à combiner avec ses coéquipiers. À l’inverse, il a eu beaucoup de déchet dans son jeu. Face à l’Éthiopie, il a perdu 15 ballons, le plus grand total de toute l’équipe. Face au Mozambique, il en perd 14, le deuxième plus grand total chez les Lions, derrière les 19 de Lamine Sy.

​Pape Guèye

​Perdu, sans repères, le joueur de Villarreal l’a été lors de ses deux titularisations. Pourtant très souvent volumineux dans ses courses, imposant dans le jeu et incisif dans le dernier tiers, Pape Guèye a traversé ces deux matchs dans l’anonymat. Avec Lamine Camara dans l’entrejeu, leur association a semblé sans osmose.

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