Dakar, 5 août (SL-INFO) – En RDC, un dossier sensible pourrait enfin bouger dans les prochains jours, celui de l’échange de prisonniers entre Kinshasa et le groupe rebelle AFC/M23, promis depuis des mois dans le cadre du processus de paix. Un premier geste se prépare du côté de Beni, dans l’est du pays, où un groupe patiente depuis plusieurs semaines. Qui sont ces personnes concernées, et qu’est-ce qui a longtemps empêché ce processus d’avancer ? Quinze hommes sont actuellement présents à Beni dans le cadre de ce premier geste attendu depuis des mois. Des personnes identifiées comme affiliées à l’AFC/M23, transférées depuis des  prisons de Kinshasa.

Le 1er juillet dernier, sur nos antennes, le ministre congolais de la Communication, Patrick Muyaya, confirmait déjà leur présence sur place. Un mois plus tard, elles s’y trouvent toujours. Selon plusieurs sources, côté gouvernemental comme du côté du mouvement rebelle, il ne s’agit pas de figures majeures de la rébellion.

Aucun condamné à mort parmi les quinze hommes
Une source proche de l’AFC/M23 précise même qu’aucun condamné à mort ne se trouve parmi ces quinze noms, même si certains détenus sous le coup d’une telle condamnation restent inscrits sur la liste plus large des personnes concernées par cet échange.

Pourquoi ce dossier a-t-il autant traîné ? Les sources gouvernementales évoquaient la question sanitaire. Le Comité international de la Croix-Rouge, chargé de faciliter la remise des détenus entre les deux camps, n’a par ailleurs pas été associé au transfert entre Kinshasa et Beni, mais il sera actif pour la suite du processus.

Du côté de la médiation, l’espoir renaît donc autour de ce dossier, mais la prudence reste de mise.

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