Dakar, 22 juil (SL-INFO) – Selon des informations exclusives révélées par le New York Post, le président américain Donald Trump envisagerait de soutenir officiellement le président de la FIFA, Gianni Infantino, pour succéder à António Guterres au poste de secrétaire général des Nations Unies à la fin de l’année.

​D’après une source proche de la Maison-Blanche citée par le quotidien new-yorkais, Donald Trump estimerait que le dirigeant italo-suisse de 56 ans « est respecté par le monde entier » et possède « une capacité spéciale à rassembler les gens ». Une complicité née lors de l’organisation de la Coupe du Monde 2026, au cours de laquelle le patron du football mondial a multiplié les égards envers le président américain, lui décernant notamment le premier « Prix de la Paix » de la FIFA.

​Cette initiative du locataire de la Maison-Blanche ne manquera pas d’agacer à Dakar. L’ancien président sénégalais Macky Sall est en effet officiellement candidat à la succession d’António Guterres au poste de secrétaire général de l’ONU, bénéficiant du soutien de l’Union africaine ainsi que de l’appui de l’actuel exécutif sénégalais.

​Alors que l’Afrique et l’Amérique latine font valoir leur tour dans le cadre de la rotation géographique pour prendre la tête de l’organisation multilatérale, l’entrée en scène d’un candidat surprise d’origine européenne sponsorisé par Washington viendrait directement contrecarrer les plans de l’ancien chef d’État sénégalais et fragiliser la stratégie africaine au sein du Conseil de sécurité.

Une course diplomatique sous haute tension

​Pour décrocher le poste, tout prétendant doit obtenir l’aval des 15 membres du Conseil de sécurité — où les cinq membres permanents disposent d’un droit de veto — avant d’être confirmé par l’Assemblée générale. Outre la candidature de Macky Sall, d’autres figures internationales sont sur les rangs, telles que l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet ou l’Argentin Rafael Grossi, actuel directeur général de l’AIEA.

​Paolo Zampolli, diplomate et envoyé spécial de Donald Trump, a qualifié auprès du New York Post cette option d’« idée de génie », soulignant la capacité d’Infantino à gérer une organisation continentale de plus de 200 membres. Reste à savoir si le patron de la FIFA serait prêt à abandonner son empire sportif pour entrer dans le panier de crabes diplomatique des Nations Unies.

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