Dakar, 29 avril (SL-INFO) – Face au projet de réquisition de 600 hectares supplémentaires pour une zone économique spéciale, la diaspora de Toubab Dialaw ainsi que les autorités locales ont décidé de réunir leurs forces pour préserver leurs terres.

Selon un communiqué, une rencontre d’échange marquant les 72 heures de la diaspora a eu lieu dans cette localité pour faire face au risque de spoliation foncière. Elle a réuni toutes les franges représentatives de la zone. Il s’agit de l’autorité municipale représentée par le premier adjoint au maire et sa délégation, de l’imam ratib de Yene-Dialaw.

Du côté des autorités coutumières, on note la présence des chefs des villages de Toubab Dialaw, de Yen Kaw, de Ndoukoura Peul. Étaient également présents le Ndeye Djirew de Toubab Dialaw, le Ndèye Niambour, le Niambour, le chef de Pench et les Saltigués. Les coordonnateurs des collectifs de défense des intérêts de Yene Dialaw, de Daga et du comité de suivi ont également pris part à la rencontre.

« Les participants ont montré leur détermination à s’opposer au projet de réquisition de 600 hectares supplémentaires pour une zone économique spéciale qui étoufferait et condamnerait Toubab Dialaw, berceau de la culture lébou ».

Selon le communiqué, les échanges ont permis d’évoquer les dangers qui menacent la commune de Yene-Dialaw et les risques de catastrophe culturelle et environnementale qui pourraient en découler. « Près de 1200 impactés, un cimetière, une école, un site de sacrifice traditionnel, les zones d’extension pour les générations à venir sont menacés ».

Profitant de l’occasion, les acteurs de la diaspora ont exprimé leurs inquiétudes de ne pas trouver de terre pour préparer leur retour au pays après tant d’années de sacrifice à l’étranger.

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