Dakar, 22 Mai (SL-INFO)  Le Premier ministre, Ousmane Sonko, a tenu à clarifier, devant les députés, la nature de ses relations de travail avec le Président de la République, affirmant avec force que les éventuelles divergences au sommet de l’État ne remettent nullement en cause le fonctionnement régulier de l’Exécutif. Dans une intervention particulièrement suivie à l’Assemblée nationale ce vendredi 22 mai 2026, le chef du Gouvernement a insisté sur le fait que les désaccords politiques internes doivent être appréhendés comme des éléments normaux et sains du jeu institutionnel. « Les différends dans l’État ne se règlent pas par des décrets », a-t-il argué. Ousmane Sonko a rappelé qu’un Premier ministre, selon sa conception de la fonction, ne doit pas se limiter à l’exécution mécanique des décisions présidentielles, mais se doit de participer activement à l’impulsion des politiques publiques. « Un Premier ministre qui se respecte ne se contente pas d’exécuter les ordres. Il prend des décisions sans permission », a-t-il affirmé à la tribune.

Une régulation interne des tensions pour accélérer les réformes

Le chef du Gouvernement a également évoqué la méthodologie de gestion des contradictions au sein du pouvoir, estimant qu’elles doivent impérativement être traitées dans un cadre interne et confidentiel de concertation. « Nos difficultés et nos divergences se règlent en interne. La vérité triomphe toujours », a-t-il ajouté pour rassurer la représentation nationale. Ousmane Sonko a fermement rejeté l’idée selon laquelle ces discussions animées pourraient fragiliser l’appareil d’État ou provoquer un quelconque blocage institutionnel.

Selon lui, les spéculations médiatiques et politiques autour d’un conflit de leadership profond entre le Président et la Primature visent uniquement à créer des fractures politiques artificielles pour déstabiliser la majorité. « Ceux qui disent cela donnent une image fébrile du Président. Ils font tout pour séparer le Président du Premier ministre », a-t-il dénoncé, ciblant implicitement certains courants de l’opposition.

Le chef du Gouvernement a conclu son propos en insistant sur le fait que cette dialectique constructive n’altère en rien l’efficacité administrative. « Ces divergences n’impactent pas notre travail, surtout dans les domaines régaliens de l’État. Au contraire, c’est un accélérateur », a-t-il tranché.

By

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *