Dakar, 06 jan (SL-INFO) – Dans une longue interview accordée au YouTubeur Aliotalk, le journaliste Philippe Doucet, suiveur du football africain, a critiqué le football maghrébin en lui reprochant des pertes de temps trop importantes et un manque d’ambition dans les matchs.
Un constant cinglant au coeur d’une longue interview. Le Youtubeur Aliotalk a publié plus d’une heure d’échanges avec le journaliste français Philippe Doucet, suiveur du football africain depuis de nombreuses pour Canal+. Ce dernier explore de très nombreux thèmes sur le niveau de la Coupe d’Afrique des Nations en s’attardant plus spécifiquement sur plusieurs sélections comme le Cameroun, la Côte d’Ivoire, l’Egypte, le Ghana ou le Sénégal.
« C’est tout le temps à parler, à contester, à simuler »
Il s’est aussi longuement attardé sur les nations du Maghreb dont les sélections (Maroc, Tunisie, Algérie) comptent seulement quatre titres dans l’histoire de la compétition. « Les pays du Maghreb ont du mal à voyager et je ne parle pas des clubs », constate le journaliste. « On a souvent vu le Maroc et l’Algérie avec des bonnes équipes et des bons joueurs, échouer dans des CAN disputées en Afrique subsaharienne. Il y a parfois eu un certain mépris, des comportements pas agréables et un côté dédaigneux qui peut déboucher sur leur motivation. C’est long une CAN et quand vous n’êtes pas contents d’ête là au bout d’une semaine… » Il ne fait, ici, pas référence à l’actuelle édition disputée au Maroc mais à celles jouées dans le passé.
Le journaliste s’est aussi attardé sur l’Algérie, vainqueur en 2019 mais éliminée dès la phase de poule en 2021 et 2023. « Ça, c’est l’Algérie qui ne va pas bien: ‘oui mais l’arbitre, mais si, mais ça' », lance-t-il en s’attardant sur les complaintes des Fennecs lors de ces compétitions. Puis, il élargit sa réflexion dans un spectre plus large en englobant tout le football des sélections du Maghreb.
« Le gros défaut du football maghrébin: le temps de jeu dans les matchs est catastrophique », lance-t-il. « Si vous jouez 50 minutes, c’est le grand maximum. Vous ne jouez jamais au foot. C’est tout le temps à parler, à contester, à simuler. On mène 1-0, le gardien se roule par terre quatre fois. Quand c’est 1-1, c’est l’autre gardien qui se roule par terre quatre fois. C’est insupportable, vous êtes épouvantables. Ce côté-là vous joue des tours parce que ça vous rend très calculateurs. Parfois, j’ai vu des équipes magrhébines être trop calculatrices alors qu’elles avaient vraiment du talent mais une fois qu’elles mènent au score, on se dit: ‘appuie un peu’. L’Egypte est ultra calculatrice mais elle a gagné. L’avantage, c’est qu’elle gagne. »
