Dakar, 16 jan(SL-INFO) –La Bulgarie s’oriente inévitablement vers de nouvelles élections législatives anticipées après l’échec de la dernière tentative de formation d’un gouvernement. Le Président Rumen Radev a acté, ce vendredi, le retour sans effet du troisième mandat constitutionnel qui avait été confié à l’Alliance pour les Droits et les Libertés (ARF).
L’impasse politique se confirme à Sofia où aucune majorité n’a pu émerger. Le chef de l’État avait remis le mandat au groupe parlementaire de l’ARF, espérant une issue à la crise, mais la formation politique a décliné l’offre presque instantanément. Comme le rapporte l’agence Anadolu, Hayri Sadakov, chef de file de l’ARF, a justifié cette décision devant le président : « Notre groupe parlementaire m’a autorisé à rendre le troisième mandat exploratoire sans effet, afin que, par des efforts communs, nous puissions avancer vers la tenue d’élections justes, transparentes, libres et démocratiques ». Une déclaration qui a conduit le Président Radev à conclure sobrement que le pays allait « vers les élections ». Cette séquence marque la fin d’un cycle de tentatives infructueuses entamé après la démission du cabinet du Premier ministre Rosen Zhelyazkov, le 11 décembre 2025. Depuis lors, la Bulgarie est administrée sans gouvernement régulier. Les deux premiers mandats exploratoires avaient déjà connu un sort similaire plus tôt cette semaine. Le premier, attribué à l’alliance GERB-UDF, le plus grand groupe parlementaire, avait été rendu immédiatement. Le second, confié à la coalition « Continuez le Changement – Bulgarie Démocratique », n’a pas non plus abouti.
Face à l’épuisement des trois options constitutionnelles, le mécanisme institutionnel s’enclenche automatiquement. Le Président de la République doit désormais nommer un cabinet intérimaire et organiser le scrutin législatif dans un délai de deux mois. La marge de manœuvre pour désigner le Premier ministre par intérim reste étroite, le choix devant se porter sur une liste restreinte de hauts dignitaires, incluant le président du Parlement, ou des responsables d’institutions clés comme la banque centrale ou la Cour des comptes. Dans sa démarche, Rumen Radev avait expliqué avoir choisi l’ARF pour ce troisième mandat dans un esprit d’unité nationale, souhaitant marquer son opposition à toute division ethnique. Il a par ailleurs souligné que les membres de cette formation avaient subi une « pression brutale », dénonçant des influences jugées incompatibles avec les principes de l’État de droit.
