Saint-louis , 16 jan(SL-INFO) – Vladimir Poutine s’est entretenu vendredi séparément par téléphone avec son homologue iranien Massoud Pezeshkian et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a annoncé le Kremlin, affirmant chercher à réduire les tensions autour de l’Iran, un partenaire clé de Moscou.
Depuis le déclenchement d’un important mouvement de contestation contre le pouvoir iranien, fin décembre, le président américain Donald Trump a multiplié les menaces contre Téhéran, notamment à cause de la répression sanglante des protestations.
Dans un communiqué, la présidence russe a indiqué que M. Pezeshkian avait informé Vladimir Poutine de « mesures actives » prises par les autorités iraniennes « pour normaliser la situation dans le pays ».
Selon le Kremlin, les deux dirigeants ont confirmé leur volonté mutuelle de renforcer le « partenariat stratégique russo-iranien » et de poursuivre la réalisation de « projets économiques communs ».
Il s’agit de la première réaction officielle de Vladimir Poutine sur la situation en Iran.
« La situation est très tendue dans la région et le président (Poutine) poursuit ses efforts pour favoriser une désescalade », a déclaré plus tôt vendredi à la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.
Dans un communiqué relatant l’appel entre Vladimir Poutine et Benjamin Netanyahu, le Kremlin a également affirmé que Moscou était prêt à poursuivre « les efforts de médiation appropriés » et à « promouvoir un dialogue constructif avec la participation de tous les États intéressés » pour apaiser les tensions autour de l’Iran.
Les défenseurs des droits humains ont affirmé que la répression du mouvement de contestation en Iran aurait fait des milliers de morts, dans un pays où internet reste coupé depuis une semaine.
L’Iran est un important partenaire diplomatique, économique et militaire de la Russie au Moyen Orient.
Les deux pays se sont rapprochés depuis le début de l’assaut russe contre l’Ukraine en 2022. Ils ont signé en janvier 2025 un traité de partenariat stratégique visant à renforcer leurs liens, notamment militaires.
L’Iran a été accusé par Kiev et les Occidentaux d’avoir fourni des drones Shahed et des missiles à courte portée à la Russie pour son offensive en Ukraine.
