Dakar , 30 Jan(SL-INFO) – L’espoir de retrouver une liberté de mouvement s’éloigne pour l’homme d’affaires sénégalais. Incarcéré dans le cadre d’une instruction ouverte en France, le fondateur de Wari a vu sa requête rejetée par la justice, qui motive sa décision par une inquiétude précise concernant l’intégrité de l’enquête en cours.

Le dossier judiciaire de Kabirou Mbodj à Paris connaît un nouveau développement défavorable pour l’accusé. Selon les éléments relayés par IGFM, qui reprend les informations du quotidien Les Echos et du Parisien, la demande de liberté provisoire introduite par la défense a été formellement écartée par la chambre de l’instruction. Au cœur de ce refus se trouve une préoccupation majeure des magistrats : le risque d’interférence avec les plaignantes. La justice française estime que le maintien en détention est impératif pour prévenir toute forme de pression sur les huit femmes qui se sont constituées parties civiles. Ces accusatrices, dont les profils varient entre employées de la restauration et escortes, ont porté des accusations de viols contre l’entrepreneur.

Ce n’est pas la première fois que cet argument pèse sur le sort carcéral de l’homme d’affaires. Par le passé, Kabirou Mbodj avait bénéficié d’un placement sous contrôle judiciaire, une mesure qui avait été ultérieurement révoquée. Les juges avaient alors estimé, à l’époque, qu’il existait des indices probants de tentatives d’influence sur les témoins, justifiant son retour en cellule. Face à la lourdeur des charges, la ligne de défense de l’intéressé demeure inchangée. Il continue de clamer son innocence, décrivant la procédure comme un « complot » orchestré dans l’unique but de lui soutirer de l’argent.

By

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *