Dakar, 02 fév (SL-INFO) – Les affaires de violence atterrissent fréquemment devant les juridictions locales, mais le mobile évoqué ce lundi au tribunal d’instance de Thiès se distingue par sa nature particulièrement dérisoire au regard des conséquences judiciaires. Une dame âgée d’une soixantaine d’années a dû s’expliquer sur des faits de coups et blessures survenus dans un cadre pourtant dédié à la célébration.
L’incident s’est produit lors d’un baptême, moment traditionnellement réservé à la réjouissance et au partage. La prévenue, M. Cissé, a comparu pour répondre d’une agression physique commise à l’encontre de la dame A. Diakhaté. Selon les éléments factuels relayés par nos confrères de Kawtef, l’altercation ne trouve pas sa source dans un conflit de longue date, mais dans un désaccord survenu le jour même autour de la distribution des mets. Le point de rupture a été provoqué par une dispute concernant une simple bouteille de « lakh ». Ce différend alimentaire a rapidement dégénéré en affrontement physique. La victime, qui s’est constituée partie civile, affirme avoir été violemment prise à partie par la sexagénaire, aidée dans son action par sa fille.
Le bilan de cette altercation n’est pas anodin sur le plan médical. A. Diakhaté a versé au dossier un certificat attestant d’une incapacité temporaire de travail (ITT) de six jours, matérialisant la violence des coups reçus. Le tribunal a toutefois décidé de ne pas trancher l’affaire immédiatement. Le dossier a été renvoyé au 9 février prochain, un délai accordé pour permettre la régularisation de la procédure avant le jugement.
