Ziguinchor,02 mars (SL-INFO) – Une nouvelle polémique embrase la scène politique française. Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, est la cible de vives accusations d’antisémitisme après avoir ironisé sur la prononciation du nom de l’eurodéputé social-démocrate Raphaël Glucksmann lors d’un meeting à Perpignan ce dimanche.

La séquence, rapidement devenue virale, montre Jean-Luc Mélenchon prononçant « Glucksman », avant de se corriger en articulant « Glucksmann, pardon », puis d’ajouter sur un ton badin : « après, j’en ai pour des heures ». Une plaisanterie qui a immédiatement provoqué l’ire du principal intéressé. Sur le réseau social X, Raphaël Glucksmann a qualifié cette sortie de reprise des « pires codes de l’extrême droite française et de l’antisémitisme », allant jusqu’à qualifier le leader insoumis de « Jean-Marie Le Pen de notre époque ».

« On ne joue pas sur des noms à consonance juive ou à consonance étrangère », a martelé l’eurodéputé, accompagnant son message d’un simple et cinglant : « Ok Jean-Marie Le Pen ».

Cette comparaison avec le fondateur du Front National a été reprise en chœur par de nombreuses figures politiques, de la gauche à la majorité présidentielle. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a fustigé une « stratégie qui dérive sur les eaux brunes de l’antisémitisme ». L’ancien Premier ministre Gabriel Attal ou encore le haut-commissaire au Plan Clément Beaune ont également établi ce parallèle, ravivant le souvenir du tristement célèbre jeu de mots de Jean-Marie Le Pen en 1988 sur le nom du ministre Michel Durafour (« Durafour crématoire »).

Cette controverse s’inscrit dans un contexte déjà tendu pour Jean-Luc Mélenchon. Fin février, il avait déjà été accusé d’antisémitisme pour des propos similaires sur la prononciation du nom du criminel sexuel américain Jeffrey Epstein. Lors de son meeting, il a d’ailleurs évoqué cette précédente polémique pour s’en défendre, affirmant n’avoir jamais fait de lien entre Epstein et sa religion et accusant ses détracteurs de faire eux-mêmes l’amalgame.

Face à ce nouveau tollé, le leader de LFI a maintenu sa ligne de défense, réaffirmant ne pas être « antisémite ». Une position qui peine à convaincre ses opposants, qui voient dans ces sorties répétées une stratégie électorale dangereuse à l’approche des grands rendez-vous politiques.

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