Dakar, 28 fév (SL-INFO) – Selon des sources concordantes proches du dossier, la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar fonctionnerait depuis plus d’une décennie dans une situation juridique contestée, malgré une décision de la Cour suprême datant de 2011. Ces mêmes sources évoquent des flux financiers estimés à près de 2 milliards de FCFA par an qui échapperaient au contrôle effectif de l’État, soit un montant cumulé dépassant 30 milliards de FCFA. Une plainte a été déposée auprès de l’OFNAC pour dénoncer ce que certains acteurs du secteur privé qualifient de “scandale d’État”.

D’après nos sources, la Chambre de commerce de Dakar, dirigée par Abdoulaye et ses collaborateurs, continuerait d’exercer ses activités en dépit d’une situation juridique jugée irrégulière depuis 2011. Cette situation aurait été signalée à plusieurs reprises aux autorités compétentes, notamment aux ministères du Commerce et des Finances, sans qu’une solution définitive ne soit apportée. Toujours selon nos sources, cette institution consulaire fonctionnerait sans base légale pleinement établie et sans activités économiques réelles clairement identifiées, alors même qu’elle continuerait de mobiliser des ressources financières importantes. Les montants en jeu seraient estimés à environ 2 milliards de francs CFA par an, ce qui représenterait plus de 30 milliards de francs CFA en quinze ans.

Plusieurs griefs sont évoqués par des acteurs du secteur privé, notamment l’accaparement présumé de marchés internationaux, l’occupation de terrains publics et la gestion contestée d’infrastructures économiques, autant d’éléments qui alimentent la polémique autour de la gouvernance de l’institution. Nos sources indiquent également que certains responsables, dont Biran Yaye et ses alliés, seraient aujourd’hui engagés dans la défense active du système en place, après des années de contestation. Cette position est interprétée par certains acteurs économiques comme la volonté de maintenir un dispositif jugé illégal et opaque.

Face à cette situation, des opérateurs économiques ont décidé de saisir l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) afin de réclamer l’ouverture d’une enquête. Un accusé de réception officiel attesterait de cette démarche, selon les documents consultés par nos sources.

Pour ces acteurs, la question dépasse désormais le cadre institutionnel et pose un enjeu de principe : la loi doit-elle s’appliquer à toutes les institutions publiques ou certaines situations d’illégalité peuvent-elles être tolérées dans la durée ? L’évolution de ce dossier dépendra désormais des suites que donneront les autorités compétentes, notamment les organes de contrôle et les institutions judiciaires.

Journal l’évidence

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