Dakar, 03 mars (SL-INFO) – Face à l’escalade des tensions au Moyen-Orient, la France prépare un plan d’évacuation pour ses ressortissants les plus fragiles. Le ministre des Affaires étrangères a confirmé ce mardi la préparation de vols spéciaux pour rapatrier les personnes jugées prioritaires.

Le gouvernement français anticipe une potentielle dégradation de la sécurité au Moyen-Orient. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé ce mardi que la France se tenait prête à affréter des vols pour rapatrier ses ressortissants « les plus vulnérables » de la région, dans le contexte du conflit avec l’Iran.

« Nous nous préparons à des affrètements de vols pour que les personnes les plus vulnérables, les personnes qui méritent d’être accompagnées, puissent, le cas échéant, en bénéficier », a déclaré le chef de la diplomatie sur BFMTV. Si le nombre exact de personnes concernées n’a pas été communiqué, le dispositif s’adresse à une partie des quelque 400 000 ressortissants français, dont de nombreux binationaux, résidant ou de passage dans une douzaine de pays de la zone. À ce jour, environ 25 000 d’entre eux se sont déjà manifestés auprès du ministère pour être localisés et suivis.

Le Quai d’Orsay, en lien direct avec ses ambassades et consulats sur place, est chargé d’établir les listes de ces personnes prioritaires. Le plan d’évacuation se veut flexible et multi-options : la réservation de places sur des vols commerciaux, l’affrètement de vols civils dédiés, voire la mobilisation d’avions de l’État français. Des solutions terrestres sont également actives, avec des équipes consulaires déployées aux frontières d’Israël avec l’Égypte et la Jordanie, ainsi qu’aux points de passage entre les Émirats arabes unis, Oman et l’Arabie saoudite, pour faciliter la sortie du territoire.

Parallèlement, l’exécutif surveille de près les conséquences économiques de la crise. Le ministre de l’Économie et des Finances, Roland Lescure, a annoncé la réunion d’une cellule de crise quotidienne à Bercy pour suivre l’évolution des marchés financiers et de l’énergie. Il s’est toutefois montré rassurant, assurant qu’« aucun risque d’approvisionnement à court terme » n’était identifié pour la France, que ce soit pour le gaz ou les carburants.

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