Dakar , 04 mars (SL-INFO) – es élections de mi-mandat aux États-Unis ont officiellement débuté avec les primaires au Texas, un scrutin décisif pour le contrôle du Congrès. Si l’investiture sénatoriale démocrate a trouvé son lauréat à l’issue d’une campagne âprement disputée, la bataille s’annonce plus longue du côté républicain, où l’issue du scrutin pourrait dépendre de l’intervention de l’ancien président américain.
Dans la course à l’investiture démocrate pour le Sénat, James Talarico s’est imposé face à la représentante Jasmine Crockett. Lors de son discours devant ses partisans à Austin, le vainqueur a souligné sa volonté de transformer fondamentalement le paysage politique texan. De son côté, l’équipe de campagne de Jasmine Crockett a fait part de son intention d’engager des poursuites judiciaires concernant des irrégularités présumées lors des opérations de vote à Dallas, déclarant brièvement que certains électeurs avaient été privés de leurs droits. Du côté républicain, la situation reste en suspens. Le sénateur sortant John Cornyn, en lice pour un cinquième mandat, n’a pas réussi à s’assurer une victoire directe. Il devra affronter le procureur général de l’État, Ken Paxton, lors d’un second tour prévu le 26 mai prochain. Selon les informations rapportées par la chaîne Al Jazeera, la présence d’un troisième candidat, le représentant Wesley Hunt, a éparpillé les suffrages, empêchant les favoris d’atteindre le seuil des 50 % nécessaires pour remporter la nomination au premier tour.
Cette prolongation de la campagne républicaine s’annonce particulièrement tendue, les deux candidats restants cherchant activement à obtenir le soutien officiel de Donald Trump. Le sénateur sortant, John Cornyn, a justifié l’absence de rassemblement électoral le soir du vote par la nécessité de faire barrage à son adversaire, qualifiant Ken Paxton de candidat « imparfait, égocentrique et éhonté ». En réponse, ce dernier, s’adressant à ses partisans à Dallas, a mis en avant sa récente visite à Mar-a-Lago, la résidence de Donald Trump en Floride, tout en affirmant que le Texas n’était « pas à vendre ». Ces primaires texanes, qui ouvrent le bal électoral avec la Caroline du Nord et l’Arkansas, s’inscrivent dans un contexte national complexe, marqué notamment par les répercussions du conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran.
