Dakar, 10 mars (SL-INFO) – Le bras de fer judiciaire entre Abdourahim Kébé et Moussa Diop franchit une nouvelle étape. Dans son édition de ce mardi 10 mars, L’Observateur informe que l’ancien officier de l’Armée a été entendu par les enquêteurs de la Sûreté urbaine (SU) de Dakar, à la suite de sa plainte pour dénonciation calomnieuse et diffamation.

Pour rappel, le colonel Abdourahim Kébé, aujourd’hui membre influent du PASTEF, avait annoncé son intention de traduire l’avocat en justice après des déclarations jugées particulièrement graves. Repris par le quotidien du Groupe Futurs Médias, Me Moussa Diop avait publiquement affirmé que l’officier aurait été condamné, il y a plusieurs années, pour « acte contre nature ».

Dans une publication sur ses réseaux sociaux, le responsable de Pastef a catégoriquement rejeté ces allégations, précisant que l’avocat lui prêtait une condamnation à « 15 mois de prison ferme en 1999 par le tribunal de Dakar ». Estimant que ces propos portent gravement atteinte à son honneur et à sa réputation, le colonel a porté plainte pour injure publique, diffamation et diffusion de fausses nouvelles.

Loin de tempérer ses propos initiaux tenus sur TFM, glisse la même source, Me Moussa Diop a choisi d’enfoncer le clou lors de son passage dans l’émission « Encore plus » sur 2STV. Affirmant détenir les preuves de ses accusations, l’avocat a publiquement exhibé plusieurs documents ainsi qu’une photographie montrant le colonel Kébé en compagnie de Ousmane Sonko, à l’époque où ce dernier était encore dans l’opposition.

Ces éléments, présentés comme des pièces à charge par Me Diop, ont suscité la réaction de l’ancien officier et conduit à son audition à la Sûreté urbaine. À l’issue de cet échange avec les enquêteurs, le dossier a été transmis au parquet, les faits incriminés ayant été consignés dans un procès-verbal.

Au-delà du cas du colonel Kébé, Me Moussa Diop a également durci le ton à l’égard du Premier ministre. Interrogé sur l’affaire de mœurs qui agite le Sénégal depuis plusieurs semaines, l’avocat a affirmé que le chef du gouvernement aurait « beaucoup d’amis homosexuels » et chercherait, selon lui, à « étouffer l’affaire ».

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