Dakar, 11 mars (SL-INFO) – Les forces armées béninoises ont fait face à une nouvelle incursion armée dans la partie septentrionale du pays. Le samedi 7 mars 2026, une position militaire a été prise pour cible par un groupe terroriste, déclenchant une vaste opération de sécurisation dans cette zone frontalière sous haute tension.
L’attaque s’est déroulée dans le parc national de la Pendjari, non loin de la frontière avec le Burkina Faso. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, l’objectif des assaillants était de déstabiliser un point d’ancrage stratégique du dispositif de défense béninois. Face à cette menace, l’armée a immédiatement organisé une contre-offensive combinant des unités au sol et un appui aérien assuré par des hélicoptères de combat.
Cette manœuvre aéroterrestre a permis de traquer et de neutraliser les membres du commando. Le bilan officiel, communiqué mardi soir par l’état-major, fait état de 17 terroristes tués au cours des affrontements. Du côté des forces de défense, un militaire béninois a perdu la vie lors des échanges de tirs. Les opérations de ratissage ont également abouti à la saisie d’une dizaine de motos et à la récupération d’un important lot de matériel logistique appartenant aux assaillants.
Cet accrochage intervient dans un climat sécuritaire fortement dégradé dans le nord du Bénin. Depuis plusieurs années, les zones limitrophes partagées avec le Burkina Faso et le Niger subissent des assauts réguliers. Trois jours seulement avant cet incident de la Pendjari, une autre attaque terroriste survenue le 4 mars à Kofouno, près de la frontière nigérienne, avait coûté la vie à 15 militaires et fait quatre blessés. Pour tenter d’endiguer cette menace persistante, le gouvernement a déployé dans ces régions un dispositif militaire spécifique baptisé opération « Mirador ».
