Dakar, 17 mars(SL-INFO) – Au début de la guerre en Iran, le 28 février dernier, beaucoup de pays africains étaient certainement à mille lieues de croire que ce conflit allait les affecter. Après tout, ils sont pour la plupart très loin du théâtre des combats. Aujourd’hui, ces nations du continent constatent à leur dépens que ce conflit les touche.
La preuve, avec la fermeture du détroit d’Ormuz et la flambée des primes d’assurance contre les risques de guerre, les cours du Brent ont connu une envolée spectaculaire. Les pays africains pour la plupart importateurs nets de carburants raffinés trinquent.
L’usine de Dangote, seule peut subvenir totalement au besoin de pétrole du Nigeria
On pourrait avoir la faiblesse de croire que quelques-unes de ces nations à l’instar du Nigéria, s’en sortent à merveille parce qu’elles ont des raffineries de pétrole. Après tout, l’usine de Dangote seule peut subvenir totalement au besoin de pétrole du pays.
Dès le début de la crise en Iran, le milliardaire a d’ailleurs annoncé qu’il accordait la priorité au marché intérieur.
Cette décision a sans doute permis au pays de ne pas recevoir de plein fouet les secousses de ce choc pétrolier, mais le prix de l’or noir à Abuja et à Lagos n’a pas forcément baissé.
La raffinerie de Dangote dépend des exportateurs de pétrole locaux
Au contraire, depuis le début du conflit au Moyen-Orient, ce prix est en hausse. Cela se justifie parfaitement, puisque la raffinerie de Dangote dépend des exportateurs de pétrole locaux qui lui vendent leur brut au prix du Brent qui est le prix des marchés internationaux.
Donc, avec la crise pétrolière actuelle, la raffinerie Dangote achète le brut local plus cher. Ce qui impacte le prix du pétrole raffiné et par conséquent, le prix à la pompe.
Il faut toutefois faire remarquer que le carburant coûterait plus cher au Nigéria en cette période de crise pétrolière, s’il n’y avait pas la raffinerie Dangote , parce que le pays aurait été obligé d’importer une grosse part du pétrole raffiné.
