Dakar, 18 mars(SL-INFO) – Le gouvernement néo-zélandais engage une refonte stricte de son cadre migratoire. Un nouveau projet de loi, présenté ce mercredi, vise à doter les autorités de pouvoirs élargis pour lutter contre l’exploitation et écarter les profils jugés dangereux.

Selon l’agence Anadolu, ce texte intitulé « projet de loi sur l’immigration (renforcement de la gestion des risques) » introduit des modifications ciblées pour répondre aux défis sécuritaires actuels. La ministre de l’Immigration, Erica Stanford, a souligné la volonté de l’exécutif de maintenir l’attractivité du pays pour les travailleurs qualifiés, tout en se donnant les moyens de sévir contre les infractions liées à l’immigration.

La mesure phare de ce dispositif modifie en profondeur les conditions d’expulsion. Le gouvernement prévoit de doubler la période de résidence pendant laquelle un individu condamné pour des crimes graves peut être expulsé du territoire, faisant passer ce délai de 10 à 20 ans.

Le document parlementaire qui accompagne le projet de loi s’attaque également aux failles du système d’asile. Les autorités prévoient désormais de prendre en compte les crimes graves commis par les demandeurs après leur arrivée sur le sol néo-zélandais, mais avant l’obtention officielle du statut de réfugié. Des dispositions spécifiques visent aussi à encadrer les demandeurs agissant de mauvaise foi ou ne se présentant pas à leurs convocations biométriques.

Notre rédaction relève que cette fermeté s’appuie sur une situation factuelle précise. La ministre a indiqué que 14 demandes d’asile actuellement en cours de traitement émanent de personnes déjà condamnées en Nouvelle-Zélande pour des infractions majeures, incluant des meurtres, des crimes sexuels graves, du trafic de drogue et des incendies criminels.

Le projet de loi entamera son parcours législatif avec une première lecture prévue dans les semaines à venir.

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