Dakar, 30 mars(SL-INFO) – Le gouvernement nigérien franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de maillage sécuritaire du territoire. Réuni en Conseil des ministres le vendredi 27 mars sous la présidence du chef de l’État, Abdourahamane Tiani, l’exécutif a acté la mise en place d’un dispositif de défense impliquant directement les populations locales.
Selon les informations rapportées par l’Agence Afrique, un projet d’ordonnance a été adopté pour instituer des organisations territoriales d’autodéfense baptisées « Domol Leydi ». Ces nouvelles brigades sont conçues pour opérer en tant qu’auxiliaires directs des Forces de Défense et de Sécurité (FDS). Pour composer ces unités, les autorités ciblent des personnes engagées volontairement, avec un recrutement spécifiquement orienté vers les anciens agents des FDS originaires des zones concernées, ainsi que les habitants de ces mêmes terroirs.
Sur le plan opérationnel, les missions assignées à ces volontaires s’articulent autour de trois axes : la sensibilisation, la collecte de renseignement et l’autodéfense de leurs localités respectives. L’État prend en charge la dotation en armements et en équipements, tout en conservant le contrôle strict de leur gestion. Notre rédaction souligne également que les membres de ces unités bénéficieront d’avantages sociaux et pécuniaires, dont les modalités seront définies par voie réglementaire.
L’encadrement de ces nouvelles entités répond à une structuration militaire précise. Les brigades « Domol Leydi » sont directement placées sous l’autorité hiérarchique et opérationnelle du commandant de la Commission de mobilisation de la réserve militaire.
Ce projet d’ordonnance s’insère dans le cadre plus large de l’organisation et de la préparation de la mobilisation générale au Niger, un dispositif régi par l’ordonnance n° 2025-42 promulguée le 26 décembre 2025.
