Dakar, 21 Mai (SL-INFO)  Aux frontières de la Casamance et de la Guinée-Bissau, les tensions liées aux vols de bétail et aux trafics de bois continuent de peser sur le quotidien des communautés. Résilients, les autochtones multiplient les initiatives de dialogue et de coopération pour préserver la paix et renforcer la cohésion sociale de part et d’autre des frontières.

cette mobilisation : « Nous sommes très satisfaits de ce qu’on est en train de faire. Je remercie ma jeunesse qui est venue en masse. Ici, les vols de bétail ne passeront pas. Les femmes et les enfants se lèvent pour trouver des solutions. Nous avons retrouvé notre base et nous continuerons à défendre nos villages. » Des propos qui traduisent la détermination des populations à ne pas laisser l’insécurité miner leur avenir.  

La rencontre a également été marquée par la présence d’anciens combattants, figures respectées et garantes de la mémoire nationale. Leur président régional, l’adjudant-major Alpha Dia, a insisté sur la responsabilité partagée entre l’État et les associations : « L’État ne peut pas tout faire. Le reste, ce sont les associations qui doivent le prendre en charge. Nous, anciens combattants, nous pensons que nous pouvons être utiles pour raffermir les liens et apporter la paix et la cohésion. »  

Au-delà de leur rôle historique, les anciens combattants comptent être des acteurs du présent, porteurs d’un message de vigilance et de solidarité. « Sans la paix, les peuples frontaliers ne peuvent pas vivre correctement. Ils sont obligés de vivre en symbiose pour faire marcher la vie », a rappelé l’un d’eux, soulignant que la cohabitation pacifique est une nécessité vitale pour les villages des deux côtés de la frontière.  

Ce jumelage entre Yabon (Boutoupa Camaracounda au Sénégal) et Lala illustre une volonté commune : bâtir des ponts plutôt que des murs. Les échanges, les dialogues et les mobilisations communautaires deviennent des armes pacifiques contre l’insécurité. 

Dans ces zones sensibles, la paix n’est pas un héritage figé : elle est une responsabilité partagée, portée par les habitants, les associations et les anciens combattants qui rappellent que la cohésion est la condition première du développement.

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