Dakar, 29 juin (SL-INFO) –L’évacuation forcée du député Abdou Mbow de l’hémicycle n’a pas seulement provoqué le départ des députés du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal et de plusieurs non-inscrits. Elle a également donné lieu à une vive réaction d’Ousmane Sonko, manifestement irrité par le déroulement des événements. À peine le calme revenu dans la salle, le président de séance a pris la parole pour rappeler fermement les règles qui régissent le fonctionnement de l’Assemblée nationale. Sur un ton particulièrement sévère, il a insisté sur le fait que l’autorité dans l’hémicycle relève exclusivement du président de séance.
« Je voudrais d’abord rappeler un certain nombre de règles. Je l’ai rappelé la dernière fois ici. Cette Assemblée est sous l’autorité de son président, qui se trouve être le président de séance. Aucun député, en violation du règlement intérieur, n’imposera sa volonté à l’Assemblée », a-t-il martelé.
Les députés de la majorité tancés par leur leader
Mais c’est surtout l’attitude de certains députés de Pastef qui a provoqué son courroux. Alors que plusieurs élus de la majorité avaient quitté leurs sièges pour tenter d’intervenir durant le bras de fer avec Abdou Mbow, Ousmane Sonko a dénoncé une désobéissance flagrante aux consignes qui leur avaient été données. « Je tiens à dire également que pour les députés du groupe parlementaire Pastef, des consignes très claires ont été données et vous les avez violées », a-t-il lancé au cœur de l’hémicycle.
Visiblement agacé, il a rappelé que le maintien de l’ordre dans l’hémicycle ne relève ni des députés de la majorité ni de ceux de l’opposition, mais exclusivement des services compétents de l’Assemblée nationale. « Il ne revient pas à un député de régler ces questions. Le président de l’Assemblée suit une réquisition et la police de l’Assemblée fait le travail », a-t-il poursuivi.
Déplorant l’intervention de certains de ses propres partisans, il a estimé qu’ils avaient outrepassé leur rôle en cherchant à gérer eux-mêmes l’incident : « C’est déplorable que des députés de Pastef se soient déplacés pour venir ici essayer de régler le problème eux-mêmes », a-t-il regretté.
Soucieux de réaffirmer son autorité et celle de l’institution, Ousmane Sonko a finalement appelé à la discipline stricte avant d’ordonner la poursuite immédiate des débats sur la révision constitutionnelle.
