Dakar, 1er juil (SL-NFO) – Les épreuves du Baccalauréat 2026 ont démarré, mardi 30 juin, au Sénégal. A Saint-Louis (nord-ouest), les compositions ont débuté dans des conditions que les autorités jugent « satisfaisantes ». Sur les 12 991 candidats, les filles sont largement majoritaires avec 8 052 candidates, soit 62% des effectifs. Une tendance jugée encourageante pour la scolarisation féminine.
Mais l’engouement pour les lettres masque un autre déséquilibre. Les séries scientifiques ne représentent que 27% des candidats. Répartis en 12 séries et 41 jurys, les élèves se tournent « massivement vers les filières littéraires, au détriment des sciences ».
En visite dans plusieurs centres, notamment aux lycées de Ngallèle, André Peytavin et Aimé Césaire, l’adjointe au Gouverneur, Mme Khoudia Lèye, a salué le bon déroulement de l’examen. Elle a toutefois tiré la sonnette d’alarme : « J’attire l’attention des autorités pour voir comment susciter davantage l’intérêt des élèves pour ces filières », a-t-elle déclaré.
Pour Mme Lèye, ces filières sont « essentielles pour préparer la relève dans les métiers techniques » et répondre aux besoins de développement du Sénégal, en particulier à Saint-Louis avec l’exploitation du gaz. « Il est urgent d’inverser cette tendance », a-t-elle insisté. Les autorités se disent aussi mobilisées pour garantir le bon déroulement de l’examen et réfléchir aux moyens de redynamiser l’orientation vers les séries scientifiques, « gages d’avenir pour la jeunesse et l’économie nationale ».
