Dakar, 02 juil (SL-NFO) –Le Commissariat d’arrondissement de Yeumbeul COMICO annonce avoir déféré, ce 1er juillet, six personnes poursuivies notamment pour tentative d’extorsion de fonds, chantage, actes contre nature, transmission volontaire du VIH et mise en danger de la vie d’autrui. L’enquête, déclenchée à la suite d’une intervention de la Brigade de recherches, aurait permis de mettre au jour un réseau présumé organisé autour de rencontres nouées via les réseaux sociaux.

Le Commissariat d’arrondissement de Yeumbeul COMICO a annoncé avoir procédé, le 1er juillet 2026, au déferrement de six personnes devant le procureur de la République. Elles sont poursuivies pour tentative d’extorsion de fonds, chantage, actes contre nature, transmission volontaire du VIH et mise en danger délibérée de la vie d’autrui.

L’affaire trouve son origine dans une intervention menée dans la nuit du 27 juin 2026, a appris Senego. Alors qu’ils regagnaient leur service après une mission, des éléments de la Brigade de recherches ont été sollicités par un homme affirmant être victime d’une tentative d’extorsion de fonds.

D’après ses déclarations, il aurait fait la connaissance d’un individu sur TikTok avant d’entretenir des échanges réguliers avec lui. Invité à le rejoindre à Mbour, il se serait rendu sur place où, selon son récit, un second individu aurait fait irruption dans une chambre obscure, armé d’une machette. Les deux suspects l’auraient alors accusé d’homosexualité, pris des photographies contre son gré et exigé le versement de 200 000 francs CFA, sous la menace de diffuser les images sur les réseaux sociaux.Prétextant devoir récupérer l’argent à son domicile situé à Boune, dans la banlieue dakaroise, le plaignant serait parvenu à attirer les suspects jusqu’à Dakar, où les éléments de la Brigade de recherches les ont interpellés en flagrant délit.

Lors de leurs auditions, les deux suspects auraient reconnu avoir réclamé la somme d’argent, chacun attribuant toutefois à l’autre un rôle central dans l’organisation des faits. Ils ont été placés en garde à vue pour chantage et tentative d’extorsion de fonds. Le plaignant a également été maintenu à la disposition des enquêteurs dans le cadre de l’enquête.

La Police indique que l’exploitation technique du téléphone portable du plaignant aurait ensuite permis de découvrir des éléments ayant conduit les enquêteurs à élargir leurs investigations. Après de nouvelles auditions, trois autres personnes, exerçant les professions de marchand ambulant, mécanicien et tailleur, ont été interpellées.

Les analyses des téléphones saisis auraient également mis en évidence l’existence d’un réseau d’échanges et de rencontres organisé via les applications WhatsApp et Messenger.

Sur le plan sanitaire, les réquisitions adressées au Centre de santé de Yeumbeul ont révélé que trois des personnes mises en cause sont porteuses du VIH, selon le communiqué. Les enquêteurs indiquent que ces dernières auraient reconnu avoir entretenu des relations sexuelles entre elles. Les déclarations recueillies font notamment état de rapports parfois non protégés, tandis que l’un des partenaires cités a, pour sa part, nié toute relation sexuelle, affirmant uniquement connaître un des mis en cause par l’intermédiaire de TikTok.

Au regard des éléments matériels, numériques et médicaux réunis au cours de l’enquête, la Police a clôturé la procédure et déféré les six personnes devant le procureur de la République. Elles devront répondre des chefs de tentative d’extorsion de fonds, chantage, actes contre nature, transmission volontaire du VIH et mise en danger délibérée de la vie d’autrui.

By

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *