Dakar, 03 juil (SL-NFO) – La victoire pleine de maitrise de l’Espagne contre l’Autriche (3-0), jeudi en 16e de finale de la Coupe du monde, a rassuré la presse espagnole sur la montée en puissance de la Roja. Un bémol est tout de même émis.

Après une phase de poules un peu poussive, l’Espagne est montée d’un cran en 16es de finale de la Coupe du monde. Jeudi, elle a étouffé l’Autriche (3-0) et marqué les esprits collectivement alors qu’elle avait parfois peiné contre le Cap-Vert (0-0) ou l’Uruguay (victoire 1-0). « L’espoir revient », salue le quotidien catalan Sport au sujet de l’un des grands favoris à la victoire finale. Il s’attarde sur la prestation très séduisante de Lamine Yamal, élu homme du match à défaut d’avoir marqué. « Le joueur azulgrana a livré une véritable démonstration technique — entre feintes, petits ponts, changements de direction vifs et centres dangereux — pour le plus grand plaisir des spectateurs, qu’ils soient supporters espagnols ou simples amateurs de football », salue le média.

« Nous sommes en sous-effectif, nous n’avons pas beaucoup d’options »

Les autres journaux y vont de leur référence à Los Angeles où se disputait la rencontre. « C’est Hollywood », s’amuse As sur son site. « Comme des anges », titre la une de la version papier. « Los Angeles se prête à merveille à un film, et l’Espagne n’a pas hésité à y livrer sa meilleure performance de cette Coupe du monde, sous les palmiers et au milieu des célébrités. Un match à la hauteur de leur talent, rappelant par moments l’équipe championne d’Europe il y a deux ans », salue l’article en rappelant que l’Espagne signe sa première victoire depuis 16 ans en phase finale d’un Mondial. « Une Espagne de cinéma », image Marca alors que Mundo Deportivo a assisté à un « récital ». Voilà pour les compliments mérités. Mais d’autres voix s’inquiètent d’un potentiel problème à venir pour le sélectionneur Luis De La Fuente.

« Je pense que nous sommes un peu en sous-effectif, ce qui signifie que nous n’avons pas, ou n’aurons pas, beaucoup d’options », a lancé le journaliste Juanma Castaño de l’émission Partizado de Cope. « Lors des rencontres où il faut effectuer des changements ou débloquer le jeu depuis le banc, nous manquons de joueurs sur les ailes », a abondé un autre intervenant Mario Suárez. Cette absence de profondeur est liée à la blessure de Nico Williams, touché à l’adducteur droit contre l’Uruguay et très incertain pour la suite de la Coupe du monde. Yeremi Pino, autre solution sur les côtés, s’est lui blessé à l’épaule lors du même match, poussant Alex Baena à jouer (avec brio) sur le côté gauche contre l’Autriche.

« Si le match contre le Portugal (en 8e) ou les États-Unis (lors d’un potentiel quart) est serré et qu’il nous faut un ailier rapide pour le dernier quart d’heure, nous n’en avons pas », s’est aussi inquiété le consultant Manolo Lama. L’attaquant de pointe Borja Iglesias pourrait être une solution mais elle ne convains pas du tout le casting de l’émission. « Si Borja Iglesias entre en jeu, cela signifie que nous sommes en grande difficulté, j’en suis convaincu », a-t-il ajouté en précisant qu’il s’agirait « d’une mauvaise nouvelle pour l’Espagne ».

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