Saint-Louis, 14 août (SL-INFO) – Jàng Rugby Club a récemment organisé un tournoi de beach rugby sur la Petite Côte. Que pouvons-nous retenir de cet événement en termes de participation et de mobilisation ?

Effectivement, le Jàng Rugby Club a organisé ce 13 juin 2026 un tournoi de beach rugby sur la plage du récif, dans la commune de Ngaparou.

Cet événement a rassemblé 350 participants et 13 clubs venus de plusieurs régions du Sénégal. Il a réuni des catégories de jeunes (U14, U16 filles et garçons), des seniors (filles et garçons), ainsi que la sélection U18 du Sénégal qui va participer aux JOJ 2026. Tout ce monde s’est affronté pendant toute une journée sur ce site magnifique.

La Fédération Sénégalaise de Rugby a contribué au succès de cet événement en mettant à disposition des infrastructures gonflables de beach et des membres pour la gestion des matchs. Du public extérieur était également présent pour encourager tous ces sportifs.

L’événement a mobilisé les collectivités locales (mairie de Ngaparou, SAPCO, sous-préfecture, etc.), tandis que les forces de l’ordre et les pompiers étaient présents. Je tiens à remercier tous les membres bénévoles du Jàng Rugby Club qui ont œuvré sans relâche pour que ce tournoi puisse voir le jour, ainsi que tous nos partenaires sans qui tout cela n’aurait pas été possible.

Ludovic Lavie, directeur sportif du Jàng Rugby Club : « C’est une discipline en développement, mais il y a énormément de travail pour la démocratiser »

Quel est votre regard sur l’état actuel et le développement du rugby sur la Petite Côte ainsi qu’au Sénégal en général ?

 Il y a un gros potentiel de jeunes qui s’intéressent ou veulent s’intéresser à ce sport sur la Petite Côte, mais c’est une discipline qui manque de médiatisation, d’où l’intérêt d’avoir organisé ce tournoi de beach rugby pour faire de la promotion.

Des sports comme le football, par exemple, prennent beaucoup de place et monopolisent une grande partie de la jeunesse, alors que tout le monde ne peut pas réussir au football, au basketball ou à la lutte. Le rugby est un sport accessible à n’importe quelle personne : jeune, moins jeune, fille ou garçon, grand ou petit. Tout le monde peut trouver son épanouissement dans ce sport qui véhicule des valeurs fortes.

C’est une discipline en développement, mais il y a énormément de travail pour la démocratiser. Il n’y a pas assez d’événements à grande échelle pour permettre la promotion de ce sport, qui doit absolument viser la jeunesse et préparer les générations futures.

Ludovic Lavie, directeur sportif du Jàng Rugby Club : « C’est une discipline en développement, mais il y a énormément de travail pour la démocratiser »

 Le Jàng Rugby Club ayant été créé il y a un an, comment analysez-vous la visibilité et la promotion de ce sport au Sénégal aujourd’hui ?

Comme je l’ai dit, pour l’instant, le rugby n’a pas beaucoup de visibilité. Au Jàng Rugby Club, nous nous sommes fixés comme combat de promouvoir au maximum ce sport et de sensibiliser les différentes entreprises ou partenaires à venir contribuer à son développement.

C’est un sport qui a besoin de moyens financiers importants ; il faut donc aller chercher toute aide extérieure qui se retrouve dans les valeurs du rugby. Il faut également sensibiliser les écoles pour faire découvrir cette discipline dans le programme scolaire, afin d’inciter ensuite les enfants qui le souhaitent à rejoindre les différents clubs.

Selon vous, que faudrait-il mettre en place pour développer davantage le rugby au Sénégal et lui donner la même place que les autres sports reconnus ?

Je pense que les priorités à se fixer sont d’abord d’obtenir des infrastructures décentes avec du matériel adapté à la performance et au développement de chaque joueur.

Il faut ensuite intégrer le rugby dans le programme scolaire et organiser des tournois inter-collèges ou lycées. Au niveau fédéral, il est nécessaire de multiplier les compétitions, surtout chez les jeunes et dans tout le pays, et pas seulement à Dakar.Surtout, il ne faut pas se tromper de cible : la priorité doit être mise sur les jeunes. Ce sont eux qui feront, dans quelques années, le bonheur de l’équipe nationale.

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