Dakar, 14 juil (SL-INFO)-Dans un entretien accordé à L’Observateur, le médecin de l’équipe nationale A, le Dr Fédior, répond au président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Abdoulaye Fall, qui a remis en cause ses qualifications. Accusé de ne pas avoir « le profil académique » requis sous prétexte qu’il est gynécologue de formation, il démonte ces allégations, dévoile les coulisses de la Coupe du monde et menace de porter l’affaire devant les tribunaux.
« Des inepties »
Le Dr Fédior s’indigne des déclarations du président de la FSF. Il rappelle qu’il exerce comme médecin principal des Lions depuis près de dix ans et qu’il est issu de la toute première promotion de médecins du sport diplômés de la Faculté de médecine de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), sous la direction du regretté Pr Fallou Cissé. Avant le football, il présente un long parcours dans la médecine sportive (cyclisme, handball et basket-ball).
Un staff médical parallèle importé de France
Le médecin révèle qu’un staff médical parallèle a été imposé durant le Mondial : un médecin du sport, son adjoint, deux kinésithérapeutes « qui n’avaient pourtant jamais officié dans le football », un diététicien et un préparateur mental. L’arrivée surprise de ce groupe a court-circuité l’organisation locale, alors que le Dr Fédior avait initialement proposé d’intégrer un médecin local en appoint.
Clash le jour de France-Sénégal : « Vous n’êtes pas médecin »
Les tensions ont culminé le jour du match France-Sénégal. À quelques heures du coup d’envoi, le président de la FSF, Abdoulaye Fall, a exigé que le médecin français prenne place sur le banc, interdisant au Dr Fédior d’y figurer. Ce dernier rapporte lui avoir sèchement répliqué :
« Vous n’êtes pas médecin pour décider de qui doit être sur le banc ou non. »
À la suite de cet affront, le Dr Fédior a choisi de se mettre en retrait.
Rupture consommée et menace de plainte
Fin de collaboration : Le médecin exclut tout retour au sein du staff dans ces conditions : « Il est hors de question de retravailler avec ce genre de personnes. Ils sont indignes des postes qu’ils occupent ».
Voie judiciaire : Estimant que sa crédibilité a été gravement entachée par des mensonges publics, l’interlocuteur du quotidien du Groupe futurs médias annonce qu’une plainte pour diffamation contre le président de la FSF est sérieusement envisagée : « L’option judiciaire n’est pas à exclure […] je ne peux pas laisser passer cela ».
