Dakar, 24 août (SL-INFO) – Interrogé par L’Observateur sur les nouvelles règles en matière de transparence et de contrôle citoyen, notamment sur les fonds politiques et la déclaration de patrimoine, Mamadou Diop Decroix appelle à éviter les conclusions trop rapides. Il estime toutefois que les évolutions récentes constituent une véritable rupture.
« Mon avis est qu’il n’est pas convenable de formuler à l’emporte-pièce des solutions. Par contre, il y a vraiment du nouveau qui mérite que l’on s’y arrête », explique-t-il.
L’ancien député revient notamment sur le débat autour de la déclaration de patrimoine du président de la République à la fin de son mandat. Il rappelle avoir participé au dépôt des candidatures d’Abdoulaye Wade en 2000 et de Landing Savané en 1993, à une époque où les exigences actuelles en matière de transparence n’existaient pas.
« J’ai fait partie de ceux qui avaient déposé la candidature d’Abdoulaye Wade en l’an 2000 et de Landing Savané en 1993. À l’époque, il n’était rien de tout cela », souligne-t-il.
Selon lui, les pratiques ont depuis évolué : « Aujourd’hui, on déclare, mais on peut ne pas publier. »
Pour le leader d’AJ/PADS, les nouvelles mesures annoncées marquent une rupture importante : « Le Président vient de prendre une position de rupture révolutionnaire qui va à la racine du problème. Non seulement la déclaration à la fin du mandat est élargie au Président de l’Assemblée nationale et au Premier ministre, mais celle-ci est publiée. »
Il évoque également une mesure qui renforcerait la transparence dès la candidature à la présidentielle : « Pour clore le débat, il est même question d’inclure dans le dossier de candidature à la Présidence de la République la déclaration de patrimoine avec obligation de la rendre publique. »
