Dakar, 24 août (SL-INFO) – Fonds spéciaux, fonds politiques, dépenses discrétionnaires : certains politiciens veulent aujourd’hui tout mélanger pour fabriquer un scandale là où il faut d’abord comprendre le fonctionnement de l’État.
Les fonds spéciaux peuvent répondre à des dépenses discrétionnaires liées à la sécurité, à la diplomatie, au renseignement, à des missions sensibles ou à des situations d’urgence. Leur existence ne constitue donc pas, en elle-même, une preuve de mauvaise gestion ou de détournement.
Ce qui est particulièrement troublant, c’est de voir certains politiciens, après deux années de sommeil, se réveiller soudainement avec une passion nouvelle pour le contrôle des fonds spéciaux. Où étaient-ils pendant tout ce temps ? Pourquoi ce réveil brutal aujourd’hui ? Et surtout, pourquoi vouloir transformer une question sérieuse de gouvernance en opération politique ?
Nous ne sommes pas contre le contrôle. Bien au contraire. Nous sommes favorables à un contrôle rigoureux, transparent et responsable, dès lors qu’il respecte les impératifs de sécurité de l’État et la confidentialité des missions sensibles.
Mais il faut arrêter de prendre les citoyens pour des naïfs.
Ce qui se joue aujourd’hui ressemble davantage à une tentative d’amalgame et à une opération de manipulation de masse qu’à une véritable volonté de renforcer la gouvernance publique.
La transparence, oui. Le contrôle, oui. Mais la manipulation de l’opinion sous couvert de contrôle : non.
Serigne NDIAYE
DG DU PROMOVILLES
