Dakar, 2 sept (SL-INFO) – ​L’affaire des 37 milliards de francs CFA liés à l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER) connaît un nouveau rebondissement. Dans un communiqué de presse rendu public ce jour, le Collectif « Sunu 37 milliards » hausse le ton contre le sieur José Gonzalez Tausz et son conseil, Me Patrick Kabou, dénonçant une « défiance manifeste » et un « mépris » à l’égard des institutions judiciaires du Sénégal.

​À l’origine de cette vive réaction : les récentes déclarations de l’avocat du mis en cause, annonçant la décision de son client de ne plus répondre aux convocations de la justice sénégalaise pour se concentrer exclusivement sur une procédure parallèle engagée à Madrid.

« Une justice ni optionnelle, ni subsidiaire »

​Pour les membres du collectif, cette posture est inadmissible. L’organisation rappelle qu’aucun justiciable ne peut choisir unilatéralement la juridiction devant laquelle il accepte de comparaître. Le collectif souligne d’ailleurs l’incohérence de cette stratégie : par le passé, José Gonzalez Tausz a lui-même saisi les tribunaux sénégalais à plusieurs reprises (plaintes contre Seydou Kane, recours devant le Tribunal de commerce pour l’usage du logo d’AEE Power, ou encore actions contre le député Thierno Alassane Sall), avant de se désister ou d’abandonner ces démarches.

​« Comment peut-on saisir la justice sénégalaise lorsqu’elle sert ses intérêts et, dès lors qu’elle devient susceptible de poser des questions qui dérangent, décider de ne plus lui répondre ? », s’interroge le collectif, accusant la défense de tenter de déplacer le débat vers l’Espagne pour faire de la diversion.

L’option du mandat d’arrêt international évoquée

​Face à ce qu’il qualifie de tentative de déstabilisation de l’État de droit, le Collectif « Sunu 37 milliards » demande une réaction ferme des autorités judiciaires. Il interpelle directement le Pool judiciaire et financier (PJF) afin qu’il fasse respecter la souveraineté de la justice nationale et applique toute la rigueur de la loi.

​Parmi les voies de droit suggérées, l’organisation invite le PJF à examiner sans complaisance les mesures coercitives prévues par la législation, y compris l’émission éventuelle d’un mandat d’arrêt international contre José Gonzalez Tausz.

​Réaffirmant sa détermination à faire la lumière sur la gestion de ces deniers publics, le collectif assure qu’il restera mobilisé pour exiger clarté, équité et célérité dans ce dossier, sans complaisance ni traitement de faveur.

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