Dakar, 7 août (SL-INFO) – Face à la période de soudure, le Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, a annoncé à l’issue d’une réunion interministérielle consacrée à la sécurité alimentaire que le gouvernement va mobiliser 7,2 milliards de FCFA pour financer un vaste plan d’assistance alimentaire, nutritionnelle et pastorale.
L’un des responsable du programme d’assistance alimentaire a précisé sur la Rfm, lors du journal de 12 heures, ce vendredi, que chaque ménage recevra 135 000 FCFA dans le cadre du Programme de réponse à l’Insécurité Alimentaire (PSA).
Selon lui, ce montant a été fixé en tenant compte de la taille moyenne d’un ménage au Sénégal. «On considère que le ménage au Sénégal est composé de neuf personnes, et que chaque mois, chacun de ces personnes doit recevoir 15 000 FCFA, pour lui permettre de régler les problèmes du quotidien », a-t-il expliqué.
Concernant le calendrier, les opérations seront menées par phases. «La première phase, notamment avec les instructions de l’Autorité de tutelle, va certainement être clôturée au plus tard à la fin du mois d’août », a-t-il souligné.
D’après lui, les enquêtes de ciblage étant déjà réalisées pour un premier groupe de bénéficiaires, les premiers transferts sont attendus au cours du mois d’août, avec une finalisation prévue au plus tard début septembre.
Selon le journal Quotidien, le plan prévoit des transferts monétaires, la distribution de kits alimentaires, la prise en charge des personnes souffrant de malnutrition et l’approvisionnement en aliments de bétail dans les zones les plus touchées. 836 786 personnes, soit 92 976 ménages, seraient en situation d’insécurité alimentaire sévère, notamment dans les départements de Goudiry, Salémata, Bambey, Matam, Podor et Ranérou.
Le gouvernement entend également accélérer le déploiement de l’aide, renforcer la surveillance nutritionnelle des enfants et des femmes enceintes, tout en mettant en place un suivi quotidien des interventions. À plus long terme, il prévoit de reconstituer le stock national de sécurité alimentaire, de soutenir la production locale et de renforcer la résilience des zones les plus exposées aux crises alimentaires et aux inondations.
