Dakar, 22 juil (SL-INFO) – Au Cameroun, Georges Gilbert Baongla, l’homme qui se déclare fils aîné du président Paul Biya, est aux arrêts. Il était recherché depuis plusieurs mois pour des faits présumés d’usurpation, diffamation et cybercriminalité. L’homme de 62 ans, président d’un parti politique, connu aussi pour être un ancien patron de presse, est au cœur d’une bruyante revendication de filiation au président camerounais depuis des années.
Selon des sources de la gendarmerie, l’arrestation a eu lieu dans la nuit de lundi 20 à mardi 21 juillet 2026 dans la ville d’Edéa, sur la nationale N3 qui relie la capitale Yaoundé à la cité portuaire de Douala.
Selon des témoins de la scène, Georges Gilbert venait d’être impliqué dans un accident de la circulation lorsqu’il a été forcé de s’immobiliser. Des hommes identifiés comme des gendarmes, encagoulés, l’ont ensuite conduit dans les cellules du Secrétariat d’État à la Défense (SED), à Yaoundé.
Selon un message porté des forces de l’ordre que RFI a pu consulter, Georges Gilbert Baongla a vigoureusement résisté à son interpellation, qui a nécessité l’intervention de plusieurs gendarmes. Face à ces derniers, il aurait de nouveau revendiqué sa filiation de « fils aîné » du président de la République.
Un personnage controversé, longtemps ignoré des autorités
Une identité qu’il clame depuis plus d’une décennie, librement et publiquement, y compris dans les médias. À cette revendication de filiation, il a récemment ajouté la contestation de celle de Franck Biya, qui ne serait, d’après lui, qu’un fils adoptif du chef de l’État.
Convoqué en avril dernier pour répondre de ces affirmations, il ne s’était pas présenté à ses enquêteurs. L’homme de 62 ans avait plutôt formulé une exigence : que des tests ADN soient pratiqués sur lui-même, Franck Biya et le président Paul Biya, pour définitivement clarifier cette question de la filiation.
Personnage controversé de la scène publique camerounaise, beaucoup se sont souvent étonnés de la mansuétude dont a bénéficié jusqu’ici GGB de la part des autorités. Rarement ses revendications de filiation ont été blâmées ou condamnées. Dans l’entourage de la famille présidentielle, il est qualifié tout au plus d’« imposteur ». Le « fils légitime » lui s’en amuse et a régulièrement défié quiconque d’apporter la preuve du contraire à ses affirmations.
