Dakar, 08 Mai (SL-INFO) – Après cinq années d’intenses activités, le projet RECAF Jeunes, porté par l’ONG Right to Play et financé par Affaires mondiales Canada, a dressé son bilan, en vue d’une pérennisation des action par les acteurs à la base.

Mis en œuvre dans neuf communes (six dans la région de Ziguinchor et trois à Sédhiou) il s’est imposé comme une innovation sociale majeure, utilisant le sport comme levier pour déconstruire les stéréotypes de genre et renforcer le leadership des jeunes filles.

Des résultats concrets
Près de 10 000 jeunes, dont 8 000 filles, ont bénéficié de l’initiative. À travers le football, le basket et la lutte, le projet a démocratisé la pratique sportive et permis aux filles de s’affirmer dans des disciplines longtemps perçues comme masculines. Trois volets essentiels ont marqué cette démarche.

L’hygiène menstruelle à travers la formation à la gestion du cycle et conception de serviettes hygiéniques à base de matériaux locaux diffusées dans les ménages et au sein des communautés ; le mentorat par la mobilisation de personnalités locales pour instaurer un dialogue intergénérationnel et renforcer l’estime de soi des jeunes filles ; la masculinité positive avec implication des garçons et des hommes comme partenaires pour soutenir l’égalité et prévenir les violences envers les filles.
Des retombées visibles
Les acquis du projet dépassent les frontières de la Casamance. Sept jeunes issus des 84 clubs partenaires ont intégré l’équipe nationale de lutte en vue des Jeux olympiques de la jeunesse à Dakar.

À Sédhiou, l’ASC Koumaré, soutenue par le projet, a décroché le titre de champion de 2e division et accède pour la première fois à l’élite. Certaines de ses joueuses ont même été sélectionnées en équipe nationale, confirmant l’impact du programme sur la scène sportive nationale.

Vers la pérennisation des acquis
Lors de l’atelier de clôture, Modou Samb, adjoint au préfet de Ziguinchor, a salué « l’accompagnement de milliers de jeunes filles et de garçons en matière de leadership, de santé et de sécurité ».

Les échanges ont porté sur la durabilité : comment maintenir ces acquis, renforcer l’estime de soi et encourager les jeunes à entreprendre des actions de développement au bénéfice de leurs communautés respectives.
