Dakar , 15 avril (SL-INFO)- La crise s’intensifie au sein de la Fédération sénégalaise de judo. Un collectif de membres a franchi un nouveau cap en obtenant l’adoption d’une résolution en faveur de la tenue d’une assemblée générale élective. Le vote, acquis par 34 voix contre 17, le 31 janvier dernier, marque une rupture nette avec l’actuelle direction.

S’exprimant lors d’un point de presse tenu ce mercredi, Abdou Karim Seck, membre du comité directeur et du collectif, a rappelé qu’une motion avait déjà été votée en janvier dernier pour organiser cette assemblée. Celle-ci devait se tenir au plus tard le 5 mars, en présence de représentants du ministère des Sports et du Comité national olympique et sportif sénégalais.

Face à ce qu’il considère comme un non-respect des décisions prises, le collectif affirme désormais ne plus reconnaître l’autorité du président Ababacar Ngom.

Les contestataires dressent un tableau préoccupant de la gestion actuelle de la fédération. Ils évoquent un manque de transparence, des insuffisances en matière de compétence et une rareté des compétitions pour les athlètes.

À cela s’ajoute une baisse des performances sportives, illustrée par l’absence de médaille d’or des seniors lors du dernier Open de Dakar, une première jugée alarmante pour le judo sénégalais.

Le collectif dénonce également un dysfonctionnement administratif. Selon Abdou Karim Seck, un chronogramme avait été transmis par le ministère de tutelle pour encadrer la tenue de l’assemblée générale, mais celui-ci n’aurait jamais été partagé par le secrétaire général de la fédération.

Dans ce contexte tendu, les membres du collectif lancent un appel à la ministre des Sports afin que l’assemblée générale élective soit organisée dans les plus brefs délais.

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