Dakar, 15 juil (SL-INFO) – Comment garantir aux pays africains et aux autres pays en développement un accès plus équitable aux financements mondiaux de la santé et aux vaccins ? Cette question est au cœur d’un panel de haut niveau ouvert mardi à Dakar. Réunissant des experts venus d’Afrique et d’Asie, la rencontre vise à élaborer des recommandations communes qui seront soumises aux principales instances internationales de décision en matière de santé.
Les participants réfléchissent au positionnement et à la contribution des pays africains et des autres pays en développement dans la gouvernance mondiale de la santé, afin de promouvoir un accès plus juste aux outils de diagnostic, aux traitements, aux vaccins ainsi qu’aux mécanismes de financement.
« Nous réfléchissons à la contribution des pays comme ceux d’Afrique et des pays en développement dans l’architecture mondiale de la santé pour un accès beaucoup plus équitable aux outils de santé, qu’il s’agisse des outils de diagnostic, de la prise en charge des patients ou encore des vaccins. Nous voulons également que le financement mondial de la santé soit plus équitable afin que nos pays puissent mieux répondre aux besoins sanitaires de leurs populations », a déclaré Ibrahima Sossé Fall, administrateur général de l’Institut Pasteur de Dakar.
Selon lui, le choix de l’Institut Pasteur de Dakar pour accueillir cette rencontre s’explique par le rôle stratégique que joue l’institution dans la sécurité sanitaire mondiale.
« Aujourd’hui, l’Institut Pasteur de Dakar se positionne comme un institut africain de santé mondiale. Il joue un rôle primordial dans la sécurité sanitaire grâce à ses capacités de détection des virus responsables d’épidémies, mais aussi dans le développement de contre-mesures médicales telles que les tests de diagnostic et les vaccins. L’institut a notamment développé le premier test de diagnostic rapide de la rougeole, une innovation inédite à l’échelle mondiale », a-t-il souligné.
À l’issue des travaux, les recommandations formulées seront transmises aux grandes organisations internationales, notamment à l’Assemblée mondiale de la santé, au Fonds mondial et à l’Alliance Gavi.
Pour Ibrahima Sossé Fall, ces discussions doivent permettre aux pays africains et asiatiques de défendre une position commune susceptible d’influencer les décisions internationales. « Les représentants de l’Afrique partiront avec une position commune, aux côtés des pays d’Asie présents. L’objectif est de changer la manière dont les décisions sont prises au niveau mondial. Nous en avons besoin », a-t-il insisté.
Portée par le président du Ghana dans le cadre de l’Accra Reset Initiative, cette rencontre se poursuit jusqu’au 16 juillet. Elle vise notamment à évaluer l’état d’avancement des travaux engagés et à finaliser un rapport consacré à la réforme de la gouvernance mondiale de la santé, livre iRadio.
