Dakar, 13 juil (SL-INFO) – Dakar accueille, depuis ce lundi 13 juillet 2026, un atelier régional crucial consacré à la lutte contre la fièvre de la Vallée du Rift (FVR). Organisée par la FAO, cette rencontre de cinq jours réunit des experts venus du Sénégal, de la Mauritanie, de la Gambie, du Mali et de la Guinée.
L’objectif est de former et d’étalonner le « DST-FVR », un outil d’aide à la décision conçu pour renforcer la résilience des pays face à cette zoonose qui menace autant la santé publique que l’économie pastorale.
Pour les autorités sénégalaises, cette initiative arrive à point nommé après une fin d’année 2025 marquée par une épidémie meurtrière. « La maladie a pris une allure meurtrière, à la fois chez les humains, avec au moins 31 décès, mais aussi chez les animaux, avec des milliers de mortalités et d’avortements », a rappelé le Dr Médoune Badiane, chef du bureau de la surveillance épidémiologique au ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage.
L’outil au cœur des discussions repose sur une approche multidisciplinaire, comme l’a expliqué Bintia Stephen Tchicaya, Coordonnatrice sous-régionale de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest et représentante de la FAO au Sénégal. « En croisant des données climatiques, environnementales, entomologiques et épidémiologiques, cet outil permet d’identifier les zones les plus exposées aux risques d’émergence et de propagation de la maladie », a-t-elle souligné.
Ce dispositif technique offre aux décideurs un moyen concret d’orienter les activités de « surveillance, de prévention, de vaccination ciblée et de préparation aux interventions d’urgence ».
Face à une menace qui ignore les frontières, Madame Tchicaya rappelle que « aucune institution et aucun pays ne peuvent agir seuls », prônant une approche coordonnée. Cet atelier ambitionne ainsi de consolider une vision commune pour anticiper les futures crises sanitaires dans toute l’Afrique de l’Ouest.
