Dakar, 1er sept (SL-INFO) – À Guédiawaye, une vendeuse de transfert d’argent est accusée d’avoir puisé dans la caisse de sa patronne pour remettre des millions de francs CFA à son compagnon, devenu ensuite son mari. L’Observateur, qui a assisté à l’audience, rapporte que la propriétaire, E. Sy, a découvert un trou de plus de 20 millions de francs CFA dans sa comptabilité à son retour d’un congé maladie. Confrontée aux faits, F. Ndao est passée aux aveux, reconnaissant avoir régulièrement prélevé de l’argent sur les fonds de la boutique, « notamment par Wave ». Elle affirme avoir remis 14 millions à son compagnon. Le dossier retient toutefois un préjudice de 18 millions, tandis que la partie civile évalue le déficit total à plus de 20 millions de FCFA, chiffre la même source.
F. Ndao a également expliqué avoir cédé « 7 millions à une personne qui devait faire voyager sa sœur aux États-Unis » et « 4 millions à un client sous forme de prêt », évoquant par ailleurs des « arnaques » et des « opérations de prêts qui auraient mal tourné ».
À la barre, T. Baldé, mécanicien de 39 ans, a reconnu avoir reçu de l’argent tout en sachant que « les fonds ne lui appartenaient pas ». Cité par le journal du Groupe futurs médias, il a expliqué avoir « utilisé une partie de l’argent dans ses activités », ajoutant que certaines personnes auxquelles il avait remis des fonds ne l’avaient « pas remboursé ».
La défense a contesté l’association de malfaiteurs et la qualification de vol au préjudice de l’employeur, plaidant plutôt l’abus de confiance. Pour tenter de désamorcer le conflit, elle a remis 3,5 millions à la partie civile, tandis que T. Baldé a promis de « vendre un verger et un véhicule » pour contribuer au remboursement.
Le tribunal a finalement déclaré F. Ndao coupable d’abus de confiance et T. Baldé coupable de complicité. Les deux époux ont été condamnés à six mois de prison ferme et au paiement solidaire de 20 millions de dommages et intérêts à la victime, conclut L’Observateur.
