Dakar, 6 août (SL-INFO) – Les futurs pèlerins sénégalais devront désormais anticiper davantage leurs démarches pour le Hajj 2027. Selon Houreye Thiam, ancienne journaliste de la Rts et directrice générale d’une société de transport, les nouvelles dispositions imposées par l’Arabie Saoudite obligent les acteurs à accélérer le processus d’organisation plusieurs mois avant le départ.
« Il faut commencer à penser à s’inscrire assez tôt, parce que l’Arabie Saoudite clôture toutes les opérations quatre mois avant le départ », a-t-elle expliqué dans l’émission matinale de la Rfm. Les préparatifs du prochain pèlerinage étant prévus autour de janvier 2027, les agences et les candidats ne pourront plus attendre la période du Ramadan ou la fin de l’année pour engager les formalités.
Au-delà des inscriptions, les opérateurs doivent également anticiper les réservations et les paiements. « Il faut prépayer toutes les opérations, réserver les camps, réserver les hôtels et remettre tous les contrats. Tout cela doit être fait avant le mois de novembre », a précisé Houreye Thiam.
Face à ces changements, elle appelle les Sénégalais à se rapprocher rapidement des agences de voyage de leur choix afin d’effectuer leurs réservations dans les délais. Elle invite également l’État à prendre les dispositions nécessaires pour faciliter les visites médicales et les formalités administratives des pèlerins.
Les banques partenaires sont aussi appelées à se préparer en mobilisant suffisamment tôt les ressources financières nécessaires pour accompagner l’organisation du Hajj 2027.
« Le Hajj, c’est maintenant. C’est l’Arabie Saoudite, pays organisateur, qui a décidé de ces nouvelles dispositions. Nous ne pouvons que suivre et attirer l’attention des Sénégalais pour qu’ils comprennent que les choses ont changé et qu’il faut s’y mettre rapidement », a-t-elle insisté.
Un appel au dialogue entre acteurs
Concernant la délégation sénégalaise chargée du suivi du Hajj, Houreye Thiam salue « une attitude de dialogue et de concertation depuis le début » et l’encourage à poursuivre dans cette dynamique.
Elle recommande de maintenir les échanges sur plusieurs points essentiels notamment le transport aérien, la gestion du quota du Sénégal, le calendrier des opérations, mais aussi l’ouverture anticipée de la plateforme sénégalaise permettant aux pèlerins d’effectuer leurs démarches médicales et administratives.
« Nous savons que cela demande beaucoup de moyens. Nous invitons donc l’État à accompagner la DGP, mais également les acteurs privés à se mobiliser davantage et les pèlerins à se lever tôt pour accomplir leurs formalités dans les meilleurs délais », a-t-elle conclu.
