Dakar, 18 août (SL-INFO) – Le laboratoire du centre de santé de Kédougou traverse une crise d’infrastructure particulièrement inquiétante. Inauguré en 2008, l’édifice porte aujourd’hui les stigmates d’un délabrement avancé, caractérisé par des fissures béantes sur les structures portantes, des installations hors d’âge et de récurrentes infiltrations d’eau.

La situation vire au cauchemar à chaque averse. Les précipitations s’infiltrent directement à l’intérieur des locaux, contraignant les techniciens biologistes à interrompre brutalement les examens biomédicaux et à attendre la fin de l’orage pour reprendre les analyses. Une précarité qui préoccupe au plus haut point la direction de la structure, tant ce pôle technique s’avère névralgique dans la chaîne de prise en charge clinique et le diagnostic médical.

Face à cette dégradation continue, le Secrétaire général et exécutif du Comité de développement sanitaire (CDS), Abdoulaye Barro, est monté au créneau pour alerter les décideurs régionaux et étatiques. Ce dernier a précisé que la remise en état des lieux dépasse largement les moyens propres de sa structure. Selon le devis technique arrêté par le CDS, l’enveloppe requise pour les travaux de réhabilitation s’élève à environ 2,5 millions de francs CFA, un montant que le comité est incapable de mobiliser en solitaire.

Au-delà de la fragilité des murs, c’est la permanence de l’offre de soins et la sécurité sanitaire des usagers qui se trouvent compromises dans cette zone frontalière. Les coupures d’activité provoquées par les intempéries risquent d’aggraver le parcours de soins des malades en quête de bilans d’urgence. Le personnel médical et la gestion de l’établissement réclament donc un arbitrage financier immédiat des autorités compétentes pour rénover le bâtiment et garantir un service public de santé décent.
