Saint-Louis, 15 juin (SL-INFO) – Les relations entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) dont une mission est attendue à Dakar, les remous au Parti socialiste et le don de sang sont les sujets abordés par les quotidiens reçus, lundi, à SL-INFO.
Alors qu’une mission du FMI est annoncée aujourd’hui à Dakar pour de nouvelles discussions sur les perspectives économiques du Sénégal et ses besoins de financement, ‘’le pays s’ouvre à un rendez-vous décisif où la restructuration de son économie est de plus en plus agitée’’, souligne L’Observateur.
Le journal se fait l’écho des analyses du Dr Pape Demba Thiam, économiste international et ancien de la Banque mondiale, et du Dr Seydou Bocoum, expert en économie numérique, ‘’sur les enjeux d’une option jugée potentiellement lourde de conséquences pour le pays’’.
‘’Un an et demi après le gel de son programme avec le Fonds monétaire international, le Sénégal se trouve à un tournant’’, selon Sud Quotidien, notant qu’entre exigences de transparence, suppression redoutée des subventions et négociations au point mort, ‘’le pays marche sur une ligne de crête’’.
Dans le journal, le professeur Thierno Thioune, Agrégé d’Economie, livre une analyse sans concession d’une situation qu’il qualifie d’’’inédite’’.
”Le programme de 1,8 milliard de dollars, sous forme de facilité élargie de crédit et de mécanisme élargi, a été gelé par le FMI en fin 2024, après la révélation d’un +misreporting+ important. Le rapport de la Cour des comptes de février 2025 a montré que la dette publique représentait en réalité 99,67% du PIB fin 2023, contre un chiffre précédemment annoncé de 74,41%, la dette réelle approchant ensuite près de 119% du PIB en 2024, estimée par la suite à 132% Une dette dite cachée accumulée entre 2019 et 2024 de l’ordre de 7 milliards de dollars ; un cas inédit’’, souligne t-il.
En politique, Vox Populi note que ‘’la crise au Parti socialiste vire à l’affrontement entre les deux camps rivaux’’.
”Les démons de violence ont ressurgi, avant-hier, au Parti socialiste. (….) l’Assemblée générale des Secrétaires généraux de Coordination des “Verts” convoquée par la Secrétaire générale, Aminata Mbengue Ndiaye, n’a pas été de tout repos. D’ailleurs, la rencontre n’a pu se tenir dans la Maison Léopold Sedar Senghor du fait de violentes échauffourées qui ont éclaté entre les deux camps rivaux, transformant le siège du parti en champ de bataille’’, écrit Vox populi.
Selon le journal, ”les militants restés fidèles à la direction du parti et ceux du courant “Dundal PS” se sont livrés à un farouche combat. Des blessés ont été enregistrés et la salle qui devait accueillir la rencontre a été violemment saccagée. Le pire a été évité grâce à la prompte intervention de la Police’’.
La publication explique que ‘’tout est parti de l’interdiction faite à certains responsables du parti, dont les deux principaux animateurs de ”Dundal PS”, les anciens ministres Alioune Ndoye et Serigne Mbaye Thiam, d’accéder à la salle où devait se tenir l’Assemblée générale.’’
‘’L’AG vire aux affrontements, le PS vers un énième schisme’’, affiche à la Une Les Echos.
‘’Ce qui était parti pour être une assemblée générale de clarification et de prise de décision majeures pour l’avenir du Parti socialistes, n’a pas eu lieu. La raison ? Des militants se sont opposés à la tenue de cette réunion. Ils sont même allés jusqu’à s’affronter à travers des échanges de jets de pierres, poussant la police qui assurait la sécurité aux côtés de gros bras, à utiliser des grenades lacrymogènes pour mettre un terme au désordre et au climat d’insécurité. La secrétaire générale dudit parti alerte l’opinion et accuse ouvertement Alioune Ndoye’’, rapporte le journal.
Le Soleil met en exergue la célébration de la Journée mondiale du donneur de sang au Sénégal et titre ‘’Dons en hausse, déficit persistant’’.
”Au Sénégal, le don volontaire de sang est en hausse. Il a progressé de 34% entre 2020 et 2024. Cependant, malgré cette dynamique, le pays reste confronté à un déficit important de produits sanguins. Pour couvrir les besoins des structures sanitaires publiques et privées, le Sénégal a besoin d’environ 180.000 dons de sang par an. Un objectif qui demeure encore hors de portée. En 2024, le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) et l’ensemble du réseau transfusionnel national ont enregistré 136.347 dons. Il manque donc plus de 43.000 poches de sang pour satisfaire les besoins estimés à l’échelle nationale. Ce déficit représente près du quart de la demande annuelle’’, écrit la publication.
