Saint-Louis, 14 juil (SL-INFO) – La nomination de l’ancien garde des Sceaux Ousmane Diagne à la présidence du Conseil constitutionnel est l’un de sujets les plus en vue dans la livraison de mardi de la presse quotidienne, avec le bilan de la participation sénégalaise au Mondial 2026.

Ousmane Diagne a été nommé président du Conseil constitutionnel en remplacement de Mamadou Badio Camara, décédé, rapportent plusieurs quotidiens dont Le Soleil. “Cette nomination vient consacrer une carrière riche dans la magistrature où son intégrité et son indépendance font l’unanimité chez ses pairs”, note Le Soleil.

“Le ‘gardien’ de la Constitution change de visage”, affiche Sud Quotidien. “Un choix, mille questions”, titre Walfquotidien au sujet de la nomination de l’ancien garde des Sceaux à la présidence du Conseil constitutionnel. “Malgré le professionnalisme et la probité de l’ancien ministre de la Justice, la décision du chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye, soulève des interrogations”, souligne Walfquotidien.

La décision de Bassirou Diomaye Faye de porter Ousmane Diagne à la tête de cette haute juridiction “intervient dans un contexte de friction entre le chef de l’Etat et le président de l’Assemblée nationale”, relève la même publication.

Une nomination “tout sauf banale”, renchérit le quotidien L’As, rappelant que le magistrat “a été débarqué” du gouvernement alors dirigé par Ousmane Sonko “pour sa vision de la justice qui ne correspondait pas à celle du tandem Diomaye-Sonko”.

“Un grand serviteur de l’Etat et homme de loi chevronné”

“Apparemment dans un contexte politique où les nouveaux tenants du pouvoir et la doxa de Pastef réclamaient une justice des vainqueurs et voulaient en découdre avec les acteurs principaux du régime de Macky Sall”, Ousmane Diagne s’était gardé de “s’immiscer dans les affaires judiciaires pour servir la ’cause’ des patriotes”, écrit L’As.

Le Quotidien salue “le parcours d’un grand serviteur de l’Etat et homme de loi chevronné, appelé désormais à veiller à la régularité des scrutins et à garantir le respect strict de la Charte fondamentale du pays”.

Tribune souligne de son côté la “réputation d’intransigeance et d’intégrité” du nouveau président du Conseil constitutionnel, un “homme profondément attaché à l’indépendance des magistrats et à la crédibilité de l’institution judiciaire”.

Les quotidiens reviennent dans le même temps sur la conférence de presse animée la veille par le président de la Fédération sénégalaise de football, une sortie au cours de laquelle Abdoulaye Fall est notamment revenu sur la participation sénégalaise au Mondial 2026.

“Le grand déballage”, affiche à propos Walfquotidien. “On attendait sa prise de parole […] Et le patron de la Fédération sénégalaise de football est sorti de sa réserve pour apporter sa part de vérité…sans convaincre”, écrit le journal.

“Une rupture de confiance avec Pape Thiaw”

“Confronté à une avalanche de critiques après l’élimination du Sénégal à la Coupe du monde 2026 et la sortie médiatique du secrétaire général de la FSF, Abdoulaye Saydou Sow, le président de la Fédération sénégalaise de football a rompu le silence”, constate le quotidien Les Echos.

Le journal ajoute : “Durant plus de trois heures, Abdoulaye Fall a livré sa part de vérité sur les dysfonctionnements qui ont miné la préparation et la participation des Lions [au Mondial 2026]. Encadrement médical, choix logistiques, préparation, responsabilités du staff technique…le président fédéral n’a éludé aucun sujet”.

Il a notamment reconnu une “rupture de confiance avec Pape Thiaw”, le sélectionneur de l’équipe nationale de football, limogé de son poste désormais. “Pape est mon petit-frère mais il a changé. Il y a eu des interférences entre lui et nous”, a par exemple déclaré Abdoulaye Fall, dans des propos rapportés par plusieurs publications dont le quotidien spécialisé Record.

“Alors que le limogeage de pape Thiaw fait grand bruit”, Abdoulaye Fall “a brisé le silence”, note Le Quotidien. “Entre exigences financières jugées démesurées et rupture de communication lors de la campagne américaine, le patron du football national rejette la responsabilité du blocage contractuel sur le technicien”, ajoute cette publication.

“Abdoulaye Fall accable Pape Thiaw”, renchérit Le Soleil. “Moins de quarante-huit heures après l’annonce officielle du sélectionneur national Pape Bouna Thiaw”, écrit-il, le président de la Fédération sénégalaise de football “est largement revenu […] sur le fiasco des Lions en Amérique”.

Le Soleil ajoute : “Il a apporté des précisions sur les raisons de la rupture du contrat du technicien, les péripéties de sa signature en pleine campagne et les conséquences de ce licenciement”.

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