Saint-Louis, 13 Mai (SL-INFO) – Les questions économiques et financières dominent largement la livraison des quotidiens reçus ce mercredi à l’Agence de presse sénégalaise, entre commentaires liés au dernier rapport de la CENTIF dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et suivi des relations entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI), à la suite de la rencontre entre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et la directrice générale de l’institution de Bretton woods , Kristalina Georgieva, en marge du sommet Africa Forward à Nairobi.
Sud Quotidien met l’accent sur le rapport 2025 de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), en titrant sur les ‘’flux suspects dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et les circuits financiers illicites’’.
Le journal relève que 866 alertes ont été enregistrées en 2025 contre 928 en 2024, selon le rapport d’activités présenté mardi par la CENTIF, précisant que cette baisse relative ‘’ne remet cependant pas en cause la tendance générale observée sur la période’’.
La publication revient également sur la participation du chef de l’Etat sénégalais au sommet Africa Forward, en soulignant particulièrement son audience avec la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva.
Selon Sud Quotidien, les échanges ont porté notamment sur la situation de la dette du Sénégal et les perspectives de gestion des finances publiques.
‘’L’enjeu pour Dakar consiste désormais à préserver des marges de flexibilité budgétaire sans fragiliser la crédibilité de sa politique économique ni les équilibres définis dans le cadre du référentiel Sénégal 2050’’, analyse le journal.
La question du blanchiment de capitaux et des flux financiers illicites intéresse également le quotidien Le Soleil, qui affiche à sa une : ‘’La CENTIF brise le silence’’.
En pages intérieures, le journal évoque : ‘’la CENTIF face aux nouveaux circuits illicites’’ et donne la parole à son président Cheikh Mouhamadou Bamba Siby, qui insiste sur ‘’les enjeux de souveraineté et de résilience dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme’’.
Le Soleil met également en avant ‘’une forte tonalité financière’’ autour du déplacement du président Faye à Nairobi.
Il informe qu’en marge de la séance inaugurale du sommet Africa Forward, le président Bassirou Diomaye Faye s’est entretenu avec Kristalina Georgieva, mais aussi avec Odile Renaud-Basso et Serge Ekué.
Le quotidien Le Quotidien parle, lui, d’un ‘’cash-cash continu entre le Sénégal et le FMI’’.
Le journal revient sur la rencontre entre le président Faye et la patronne du FMI, indiquant que ‘’Diomaye déclare prendre en main le dossier des relations avec le FMI’’, tandis que Kristalina Georgieva affirme : ‘’Nous avons discuté des réformes et de la gestion de la dette’’.
De son côté, L’AS s’intéresse aux secteurs ‘’les plus vulnérables au blanchiment’’, citant notamment la finance digitale, l’immobilier, les jeux ainsi que la vente et la location de véhicules.
Revenant sur le rapport présenté par la CENTIF, le journal évoque également une ‘’mutation du paysage criminel au Sénégal’’.
Le quotidien WalfQuotidien reste dans le registre économique en s’intéressant au débat autour de loi sur le patriotisme économique. Le journal analyse ‘’les risques et enjeux d’une loi’’ à travers le regard d’universitaires et de spécialistes de la question. Enseignant-chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop, Ameth Ndiaye invite à ne pas confondre ‘’nationalisme économique et patriotisme économique’’, tandis que Cheikh Ibrahima Daffé recommande d’avancer ‘’avec beaucoup de prudence’’.
Pour sa part, L’Observateur met en lumière les ‘’chiffres alarmants du blanchiment de capitaux’’, en insistant notamment sur ‘’95 déclarations jugées graves pour déclencher des procédures judiciaires’’.
Le journal EnQuête évoque ‘’des enjeux majeurs et des chiffres édifiants’’ autour du rapport 2025 de la CENTIF sur la criminalité financière.
La même publication rapporte que la structure a transmis 37 rapports au Pool judiciaire financier, en soulignant également l’apparition de ‘’nouvelles tendances entre fraude classique et cybercriminalité’’, avec des cas de blanchiment liés à la cyberpornographie et au cyberproxénétisme.
