Saint-Louis, 19 août (SL-INFO) –Après avoir obtenu une liberté provisoire assortie d’un contrôle judiciaire, l’ancien directeur général de l’Agence nationale de la Maison de l’Outil (ANAMO), Maodo Malick Mbaye, a effectué son retour à Thiès. Initialement prévu lundi 17 août, son retour a finalement été reporté au lendemain en raison des fortes pluies qui se sont abattues sur la cité du Rail.

​Ce mardi soir, amis, parents, militants et sympathisants étaient nombreux à l’attendre. Ils l’ont accompagné jusqu’à son domicile, à la Cité Lamy, à travers un cortège qui a sillonné les principales artères de Thiès.

​Face à cette mobilisation, Maodo Malick Mbaye a tenu à relativiser le caractère festif de l’accueil. « Ce que nous organisons aujourd’hui peut avoir des allures festives, mais ce n’est ni une victoire à célébrer, encore moins un triomphalisme à démontrer. Il s’agit tout juste de rendre grâce à Dieu, celui qui est le maître des destins », a-t-il déclaré.

​Il a notamment évoqué le 22 juillet 2025, date à laquelle il avait été placé sous mandat de dépôt. « Le maître des destins avait décidé que je prendrais congé de ma famille, de mes amis pour être sous un mandat de dépôt », a-t-il rappelé.

​Dans un message empreint de reconnaissance, l’ancien responsable de l’ANAMO a poursuivi : « Alhamdoulilah Rabil Alamina ! Ce jour pour moi est un jour de grâce, un jour de reconnaissance, un jour d’amour. Vous m’avez montré aujourd’hui que la reconnaissance est un attribut divin. Nous nous devons parfois d’être reconnaissants les uns envers les autres. »

​Revenant sur son dossier judiciaire, Maodo Malick Mbaye a souligné que sa mise en liberté provisoire relève de la même procédure qui avait conduit à son placement sous mandat de dépôt.

​« C’est la justice qui m’avait retenu par les voies de l’article 140 du Code de procédure pénale. C’est cette même justice qui a jugé qu’au regard de ce même article, la liberté peut m’être accordée de manière provisoire. Donc, remercions Dieu ! », a-t-il expliqué.

​L’ancien directeur général de l’ANAMO a enfin appelé ses proches à continuer de prier pour l’issue de la procédure judiciaire. « Ne m’oubliez surtout pas encore dans vos prières. Priez pour que ce qui nous lie à la justice aujourd’hui puisse être parachevé par un non-lieu et que je puisse être blanchi », a-t-il conclu.

By

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *