Dakar, 8 sept (SL-INFO) – Au Niger, cela fait une semaine que l’on est sans nouvelles de notre confrère Moussa Kaka, que vous avez entendu raconter l’actualité nigérienne sur notre antenne pendant de nombreuses années. Moussa Kaka a quitté les locaux de son média, la radio télévision Saraounia à Niamey, lundi 31 août au soir. Depuis, ses proches n’ont eu aucun contact avec lui et s’inquiètent. Où se trouve-t-il ?
Depuis sa disparition il y a une semaine au Niger, plusieurs organisations professionnelles et ONG de défense des journalistes se sont inquiétés du sort de Moussa Kaka, directeur de Radio Télévision Saraounia et qui a raconté pendant des années l’actualité du Niger sur nos antennes.
Hier, la FIDH, Fédération internationale des droits de l’homme, diffuse un communiqué qui réclame une « intervention de toute urgence » concernant la disparition de Moussa Kaka.
Sadibou Marong, le directeur du bureau régional de Reporters sans frontières pour l’Afrique de l’Ouest, en appelle aux autorités nigériennes, au micro de Magali Lagrange de la rédaction Afrique de RFI.
« Ça fait une semaine que Moussa Kaka, un des vétérans de la presse au Niger, n’a pas donné signe de vie. C’est une situation qui devient extrêmement inquiétante et c’est la raison pour laquelle nous, à Reporters sans Frontières, nous continuons de suivre la situation avec attention.
À ce jour, nous n’avons même pas une idée exacte du lieu où se trouve Moussa Kaka. Ses collègues, sa famille non plus, n’ont même pas une idée de l’endroit où pourrait se trouver même son véhicule.
Et c’est l’une des raisons pour lesquelles nous réaffirmons notre appel aux autorités à ouvrir immédiatement cette enquête afin de le retrouver. Pour nous, il est important de rappeler aux autorités qu’il est de leur devoir et qu’il est également de leur responsabilité de communiquer. Elles doivent dire à la famille, aux collègues, aux amis de Moussa et au monde entier, d’une manière générale, où se trouve le journaliste.
C’est long pour sa famille, c’est long pour ses amis, c’est long pour tous les soutiens et les défenseurs de la liberté de la presse d’une manière générale au Niger. »
