Dakar, 7 août (SL-INFO) – Jugée devant la Chambre criminelle, A. Diagne, une brillante élève en classe de Seconde âgée de 17 ans, est poursuivie pour avoir caché le corps sans vie de son nouveau-né sous son lit.

Pendant neuf mois, souligne L’Observateur, qui a assisté à l’audience, l’adolescente est parvenue à dissimuler sa grossesse à ses proches. Le 29 juin 2024, alors que ses parents étaient absents du domicile familial à Marché Sam (Guédiawaye), elle accouche seule d’un garçon « à terme, pesant entre 2,4 et 2,7 kilogrammes pour 52 centimètres », un « bébé parfaitement formé ». Prise de panique et victime d’une violente hémorragie après avoir sectionné le cordon ombilical, elle enveloppe le nourrisson dans un tissu, le glisse sous son lit, puis s’évanouit. Transportée à l’hôpital par son père inconscient de la situation, c’est la sage-femme qui révélera l’accouchement le lendemain, menant à la découverte du corps.

À la barre, poursuit la même source, l’accusée a soutenu qu’au moment des contractions, elle « ne sentait plus le bébé bouger ». D’après le quotidien du Groupe futurs médias (Gfm), l’autopsie a établi que « le bébé a bel et bien respiré après sa naissance », mais le médecin légiste s’est dit « incapable d’établir la cause scientifique et exacte du décès », aucune trace de violence, de strangulation ou de coups n’ayant été relevée.

Le parquet a néanmoins requis la réclusion criminelle à perpétuité, soutenant qu’« elle a préféré commettre l’irréparable ». La défense, fermement opposée à ce réquisitoire, a martelé qu’« on ne condamne pas à la perpétuité sur des hypothèses » et a réclamé l’acquittement au bénéfice du doute pour cette adolescente dépassée par la détresse. La Chambre criminelle a mis l’affaire en délibéré au 1er septembre, conclut le titre de Gfm. 

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