Dakar, 31 août (SL-INFO) – A Rosso, près de la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie, cinq personnes ont été interpellées le 27 août 2026 dans le cadre de la lutte contre le trafic de migrants, selon un communiqué de la Gendarmerie publié ce lundi. De nationalité sénégalaise, les cinq (05) mis en cause ont été conduits devant le Procureur de la République Financier du Pool Judiciaire Financier (PJF). Ils sont poursuivis pour «association de malfaiteurs, trafic de migrants par voie maritime, mise en danger de la vie d’autrui et complicité».
Comment les suspects ont-ils été arrêtés ?
Dans le cadre de la lutte contre l’immigration irrégulière, le 21 août, le Commissaire spécial de Rosso a mis à la disposition du Chef de l’Antenne régionale de la division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) de Rosso quinze (15) migrants, tous de nationalité sénégalaise, dont cinq (05) femmes.
Auditionnés, les migrants ont déclaré avoir quitté la Gambie (Tandja), dans la nuit du 08 août 2026, à bord d’une embarcation transportant quarante-deux (42) personnes. Après sept (07) jours en mer, marqués par la perte de repères de l’équipage et la panne d’un moteur, l’embarcation a rebroussé chemin avant d’être retrouvée et guidée vers les côtes mauritaniennes par des pêcheurs.
Les investigations ont révélé que les organisateurs avaient demandé aux migrants de ne fournir aucune information aux autorités mauritaniennes et que certains membres du réseau s’étaient faussement présentés comme étant de nationalité gambienne. Il ressort également que plusieurs centaines de candidats, ayant versé entre 400 000 et 500 000 FCFA, avaient été convoyés et hébergés en Gambie sans pouvoir embarquer.
La poursuite des investigations a permis d’identifier et d’interpeller cinq (05) complices, chargés notamment de récupérer la pirogue à Ziguinchor, d’acheminer le carburant, les moteurs et les vivres, puis d’assurer la logistique du voyage.
Entendus sur les faits, ils ont reconnu leur implication et déclaré avoir été sollicités par l’organisateur principal, établi en Gambie. L’enquête se poursuit.
