Dakar, 22 sept (SL-INFO) – Le parcours d’Alioune Badara Faty au TP Mazembe (RD Congo) connaît une période particulièrement mouvementée. Entre une longue blessure, une concurrence désormais plus forte et un différend financier avec le club congolais, le gardien sénégalais traverse une phase délicate depuis plusieurs mois.

À Lubumbashi, le statut d’Alioune Badara Faty a considérablement évolué. Arrivé au TP Mazembe en 2023 avec l’ambition de s’imposer dans les buts des Corbeaux, le champion d’Afrique 2021 et vainqueur du CHAN-2022 n’est plus le choix numéro un de Lamine Ndiaye. Le gardien sénégalais doit désormais composer avec la concurrence de son compatriote Marc Philips Arona Diouf, qui a pris une place importante dans la hiérarchie.

Une prime de signature au cœur du litige

En parallèle de cette situation sportive, Alioune Badara Faty était engagé dans un bras de fer financier avec le TP Mazembe. À son arrivée au club, le portier devait bénéficier d’une prime de signature de 25 000 dollars, soit un peu plus de 14 millions F CFA.

Cette somme n’ayant, selon les informations rapportées par Foot RDC, pas été réglée, Faty a saisi les instances compétentes. Le dossier a finalement été examiné par la FIFA. Le 7 septembre 2026, l’instance internationale a donné raison au gardien et ordonné au TP Mazembe de lui verser les 25 000 dollars réclamés. Le club congolais dispose de 45 jours pour s’exécuter.

Sur le plan sportif, la trajectoire de Faty a également été freinée par une grave blessure au genou survenue en mai 2025. Opéré avec succès en Belgique, le gardien avait malgré tout vu le TP Mazembe lui renouveler sa confiance avec une prolongation de deux saisons. Son retour devait lui permettre de retrouver progressivement sa place dans les buts. 

Mais la réalité est différente. Désormais devancé par Marc Philips Arona Diouf, Faty doit se contenter d’un rôle de doublure, loin du statut qu’il occupait avant sa blessure.

Pourtant, Faty avait marqué les esprits avec ses performances sous le maillot des Corbeaux, notamment aux penalties. Il en avait même inscrit cinq avec le club congolais.

À quelques mois de la fin de l’année 2026, Alioune Badara Faty se retrouve donc à un tournant de son aventure à Lubumbashi. Le différend financier est désormais tranché par la FIFA, mais son avenir sportif est en pointillé.

Entre le retour de blessure, la concurrence dans les buts et un statut qui a changé, le gardien sénégalais devra désormais batailler pour reconquérir une place qu’il avait longtemps occupée.

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