Dakar, 25 mars(SL-INFO) – Le conflit en cours en Iran suscite des prises de position tranchées au sein de l’Union européenne. En Espagne, le chef du gouvernement a clarifié mercredi la posture de son pays face aux opérations militaires, dévoilant une série de décisions stratégiques et économiques pour s’en prémunir.

Devant la chambre basse du Parlement, le Premier ministre Pedro Sanchez a fermement dénoncé la guerre en Iran. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, le dirigeant espagnol a qualifié cette offensive d’« erreur colossale », mettant en garde contre ses lourdes conséquences sur les plans humanitaire, moral, économique et sécuritaire.

Cette opposition se traduit par des actes concrets sur le plan stratégique. Madrid a officiellement refusé d’autoriser l’utilisation de ses bases militaires de Rota et Morón pour toute opération liée au conflit iranien, y compris pour de simples missions de ravitaillement. « Nous sommes un pays souverain qui ne veut pas participer à des guerres illégales », a justifié Pedro Sanchez.

Dans son allocution, le chef du gouvernement a établi un parallèle direct avec le conflit irakien de 2003, affirmant que Donald Trump endosse aujourd’hui le rôle joué à l’époque par George W. Bush. Il a souligné que la situation actuelle présente un impact « plus large et plus profond » que la guerre en Irak.

Pour anticiper les répercussions de cette crise internationale, l’Espagne a également acté le déploiement d’un plan de riposte économique chiffré à 5 milliards d’euros. Ce dispositif intègre des aides directes, des exonérations fiscales ainsi que des mesures de protection ciblées pour les ménages et les entreprises. Le Premier ministre a présenté cette initiative comme le plus large filet de sécurité sociale mis en place au sein de l’Union européenne face à cette situation.

Rappelant l’opposition historique de son pays à l’invasion de l’Irak il y a plus de vingt ans, Pedro Sanchez a réitéré son refus d’une violation unilatérale du droit international. Il a clôturé son intervention en martelant son opposition à une guerre qu’il juge « absurde et cruelle », estimant qu’elle ne sert que les intérêts d’une minorité.

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