Dakar, 25 mars(SL-INFO) – Le Secrétaire général des Nations Unies a dressé un tableau particulièrement sombre de la situation sécuritaire au Moyen-Orient. Lors d’une conférence de presse tenue mercredi au siège de l’ONU à New York, Antonio Guterres a estimé que les affrontements en cours, déclenchés il y a plus de trois semaines, ont désormais dépassé toutes les limites prévisibles.

Selon les informations relayées par l’agence Anadolu, le chef de l’ONU juge que cette guerre impliquant l’Iran, Israël et les États-Unis est aujourd’hui « hors de contrôle ». Il met en garde contre la menace imminente d’une confrontation beaucoup plus vaste, accompagnée d’une vague croissante de souffrances humaines.

Au-delà de l’aspect purement militaire, Antonio Guterres a mis l’accent sur un choc économique mondial qui s’aggrave. L’attention de notre rédaction s’est particulièrement portée sur son alerte concernant la fermeture prolongée du détroit d’Ormuz. Cette situation de blocage, a-t-il précisé, asphyxie actuellement l’acheminement mondial de pétrole, de gaz et d’engrais, et ce, à un moment critique de la saison des semis à l’échelle internationale.

Face à cette conjoncture, le Secrétaire général a appelé à l’arrêt immédiat de l’escalade militaire au profit de la diplomatie et du respect du droit international. Il a adressé un message direct aux États-Unis et à Israël, soulignant qu’il est grand temps de mettre fin aux hostilités face à l’alourdissement des pertes civiles. Parallèlement, il a exhorté Téhéran à cesser ses attaques contre les pays du Golfe, rappelant que ces derniers ne sont pas parties prenantes au conflit.

Le Liban figure également au centre des exigences onusiennes. Antonio Guterres a fermement demandé à Israël de stopper ses opérations militaires et ses frappes sur le territoire libanais, insistant sur le fait que « le modèle de Gaza ne doit pas être reproduit au Liban ».

Pour rappel, cette spirale de violences fait suite à l’attaque militaire lancée le 28 février par Israël et les États-Unis contre l’Iran, alors que des négociations étaient en cours entre Téhéran et Washington. Ces frappes, qui ont coûté la vie à l’ancien guide suprême iranien Ali Khamenei ainsi qu’à plusieurs hauts responsables, ont entraîné une riposte iranienne ciblant le territoire israélien et diverses bases américaines réparties dans la région.

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